Post-scriptum : Ressources humaines

Post-scriptum : Ressources humaines

Vais-je enfoncer des portes ouvertes ? Peut-être, mais j’ai envie aujourd’hui, ici, de lever ce lièvre qui d’après moi handicape lourdement notre développement. Lors d’un voyage que j’ai effectué récemment, j’ai une fois de plus pu mesurer le déficit colossal que connaît notre pays en matière de ressources humaines. Le décor est superbe : hôtel, chambres, jardin, environnement… et on se dit que les touristes qui, bien souvent, découvrent notre pays bien mieux que nous ont beaucoup de chance. Puis arrive le moment où l’on a affaire «aux services»  de  l’hôtel, c’est-à-dire les prestations de base auxquelles on peut s’attendre : et là la cata !
D’où vient donc cette impression qu’à chaque fois que l’on s’adresse à un employé de cette industrie qu’est l’hôtellerie, nous avons face à nous quelqu’un que l’on dérange profondément. Mauvaise humeur, nonchalance, voire expression d’exaspération… très vite devant ces manifestations négatives nous battons en retraite en nous excusant presque… Cette histoire est anecdotique et bien heureusement n’est pas la règle générale mais elle est tout de même révélatrice d’un vrai problème : notre manque de potentiel, de ressources humaines. Et ceci est vrai dans tous les domaines. Alors à qui la faute ? Elle est répartie à bien des niveaux, mais selon moi il y a un premier responsable : l’école !
L’école qui fabrique des jeunes sans esprit d’initiative, sans facultés de réflexion, sans possibilités de «recul», sans envie, sans ressources… et qui fait qu’aujourd’hui nous vivons un douloureux paradoxe : alors que nombre de nos jeunes sont au chômage, des dizaines d’entreprises ne trouvent aucun profil susceptible de répondre à leurs besoins…
Et cela va de métiers manuels à des professions intellectuelles, ou de communication, des métiers de services à ceux de la santé, en passant bien sûr par la restauration, l’hôtellerie… etc.
Et du coup, le boulot est mal fait, ou pas fait du tout… et c’est tout le monde qui en fait les frais.
Il nous faut donc trouver les remèdes et, rapidement, car le gouffre est abyssal et il nous faut trouver les moyens de donner ses lettres de noblesse au mot «professionnalisme».
Bien sûr donc, la première des urgences est de redonner à l’école son rôle fondamental : enseigner, éduquer, éveiller, apprendre… mais cela prendra du temps, il y a donc en parallèle d’autres  voies à explorer : rendre performants les centres de formation existants et surtout multiplier les lieux de formation innovants, attractifs, accessibles… et variés.
Un centre  de formation est certes un lieu d’apprentissage mais – et ce n’est malheureusement pas le cas actuellement – il doit être un endroit où s’apprend «l’amour du métier» (quel que soit le métier), le sens de la responsabilité, l’envie du «travail bien fait «… Enfin, il nous faut  également mettre sur pied la «formation continue» : se former tout au long de la vie, se perfectionner, se recycler, s ‘adapter aux nouvelles méthodes… sont des droits –et des devoirs -élémentaires. 
C’est au prix de tout cela que nos ressources humaines seront au diapason de nos ambitions !

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