Vous vous sentez bien, docteur ?

Vous vous sentez bien, docteur ?

Je vous donne l’exemple de M. Louardi, notre ministre de la santé dont j’ai souvent loué, ici-même, aussi bien la compétence que l’audace. Cette fois-ci, je vous avoue qu’il m’a un peu déçu. J’ai lu une longue interview qu’il a accordée à un confrère arabophone, et je l’ai trouvé un peu, comment dire… un peu… retourné.

Je sais qu’on dit chez nous «qu’une tête qui ne tourne pas est une colline», mais là j’ai l’impression qu’il ne s’agit plus d’une  tête, mais d’une girouette. Je vais me limiter à la seule question du «service obligatoire» qu’il avait décidé d’imposer à tous les diplômés de médecine, service qu’ils devaient accomplir avant même d’ailleurs qu’il ne leur délivre leurs diplômes de médecins. J’avais admiré son volontarisme et son intransigeance et je l’ai soutenu face à ce que j’avais considéré comme des gamins et des gamines trop gâté(e)s.

Et voilà qu’il déclare, coup sur coup, à propos de ce projet, «qu’on n’a encore rien mis dans le tagine qui risque de brûler», et que si la majorité est contre, «N’lou7ou babah». Traduction : on le mettra à la poubelle. Marche arrière toute !
A demain

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