A la une : Artistes, les bons exemples et le reste


Ceux qui bossent …

Hassan El Fad, le comique le plus coté
A la télévision, Hassan El Fad a battu les records d’audience. Sur scène, le comique affiche complet. «Docteur Escargot», son dernier one-man-show, a fonctionné à guichets fermés trois fois de suite au théâtre national Mohammed V. « Chanily-TV », sa parodie actuellement en diffusion sur la TVM, est saluée à l’unanimité. Le succès populaire d’El Fad est incontesté. Mais que ce comique soit aujourd’hui au top, cela n’est pas le « fruit » du hasard. Mais plutôt le résultat d’un travail patient, qui a commencé au théâtre municipal de Casablanca. Là-bas, il  apprend théâtre, musique (saxophone et autres instruments à cordes)… Bien avant, El Fad a fait les arts plastiques. Son sens de la pédagogie, il le tient encore de son ex-statut d’enseignant… En ce qui concerne l’humour, son fond de tasse, le comique a là encore donné la pleine mesure de son talent. Mais dedans, il y a également de la sueur. El Fad met une année à faire un spectacle, travailler ses personnages, s’imprégner du vécu…

Rajae Belmlih, une chanteuse dans le vent
Révélation de la mémorable émission «Mawahib » d’Abdenbi El Jirari, Belmlih a commencé son parcours de chanteuse à son bas âge. Sa réussite précoce ne l’a pas empêchée de poursuivre ses études, elle se battra pour décrocher sa licence à la Faculté des lettres de Rabat. Après un brillant bout de chemin dans son pays, l’artiste part au Moyent-Orient où sa voix et son talent n’ont pas laissé indifférent. Installée à présent à Dubaï (Emirats-Arabes-Unis), elle n’oublie pas le pays où elle est née.

Hanane El Fadili, la preuve par le one-man-show
Hanane El Fadili a bien saisi sa chance. Née d’un père comédien, elle a baigné, comme ses frères et sœurs :  Adel, Ghizlane et Rochdi, dans un milieu artistique. Simplement, elle a choisi un genre où le succès n’est pas toujours acquis : l’humour. Choix hasardeux dans le cas d’un pays où l’humour est resté le monopole des hommes. Plus encore, l’humoriste a porté son choix sur un genre aussi terrible que le one-man-show, on ne peut que saluer le courage et le talent de cette artiste. Elle a le mérite d’avoir réhabilité plusieurs marginaux de la société, en interprétant « le gardien de voitures », «les jeunes au chômage », sans oublier ses excellentes parodies de certains artistes.  Sur le plan technique, elle a introduit la danse, le chant, le visuel… Fort sollicitée dans son pays, elle l’est également sous d’autres cieux. L’humoriste vient de rentrer de Beyrouth (Liban), où elle a été invitée à jouer dans la « Ferme-célébrités ».

Mohamed El Jem, un phénomène du rire
Mohamed El Jem a inventé un personnage qui passe aujourd’hui pour un prototype : un personnage qui fait rire par son sérieux ! Si les textes changent, ce personnage ne change pas. Cela est loin d’ennuyer le public, la preuve par le guichet. Pas plus tard que le week-end dernier, « La femme qui… », son nouveau spectacle, a déplacé plus de 1200 personnes. Au grand bonheur de la troupe du théâtre national, forte de vingt membres, comédiens et techniciens compris.
Ancien disciple d’Ahmed Taëb Laâlaj, El Jem a choisi de faire route à part en pratiquant ce que l’on peut appeler le « théâtre de boulevard ».

Abdelouhab Doukkali, le « Messager » bien inspiré
Le succès de Doukkali n’a pas pris une seule ride. En dépit de ses quarante ans de scène, il continue d’enchanter son public. A travers ses albums très vendus, mais aussi ses concerts très suivis. Grand Prix de la chanson arabe du Caire, cet artiste a su rester égal à lui-même : créatif et productif.
Interprète, compositeur, parolier, Doukkali a montré qu’il pouvait également être grand acteur. D’ailleurs, ses débuts, il les a faits sur les scènes de théâtre. Mais il a su rester fidèle à la chanson…

Abdelhadi Belkhayat, l’Odyssée se poursuit…
Comme Abdelouhab Doukkali, le succès d’Abdelhadi Belkhayat est inoxydable. Fort d’une voix puissante, d’un souffle olympien, il était conscient que « le talent sans travail est comme un feu d’artifice »… Rodé et érodé par tant d’années d’expérience, il multiplie albums et concerts. Au gré de son public qui en redemande…

Ceux qui râlent …


Abdelkader Badaoui, le nombriliste

Abdelkader Al Badaoui compte certes parmi les pionniers du théâtre au Maroc. Son théâtre a réalisé, il est vrai, un grand succès populaire dans les années soixante, soixante-dix et quatre-vingt. Mais son problème maintenant est son égocentrisme. L’auteur du livre « 50 ans pour la défense du théâtre marocain », veut faire la tâche des biographes à leur place. Simplement, il la fait sans scrupule. Dans son livre pré-cité, ou dans ses «lettres ouvertes», il fait feu de tout bois. Si sa critique de la politique culturelle dans le pays est compréhensible, ce que l’on ne comprend pas c’est que ce monsieur veut tout ramener à lui. « Le théâtre, c’est moi », semble-t-il nous dire.

Hassan El Joundi, la mue incompréhensible
Hassan El Joundi est de ces artistes marocains qui pèsent. On a suivi avec admiration son évolution honorable dans de grandes séries ou téléfilms arabes, entre autres le mémorable «Al Qadissia» (Irak). De ce côté, son apport à l’activité théâtrale est indéniable. Ex-membre de la troupe de la RTM, sa voix dans les pièces radiophoniques a charmé plusieurs générations. On ne vous parlera pas de sa fréquente apparition dans les fêtes officielles (épopées, etc). On ne vous parlera pas non plus de sa tâche d’ex-délégué du ministère de la Culture à Marrakech. Décidément, ce monsieur a été (officiellement) l’un des grands privilégiés. Mais comme si de rien n’était, ce monsieur veut aujourd’hui cracher… dans la soupe.

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