Arts plastiques : M’Barek Bouchichi expose à Tanger

Arts plastiques : M’Barek Bouchichi expose à Tanger

Cette exposition qui va clore la programmation plastique de l’Institut français de Tanger, au titre de l’année 2010, fait découvrir la peinture singulière de cet artiste-peintre. «Il s’agit en l’occurrence d’un commencement, d’un espoir, d’une ouverture car M’Barek Bouchichi, que j’ai appelé le peintre de l’étendue, fait partie d’une nouvelle vague d’artistes marocains de grand talent», indique Marie-Christine Vandoorne, directrice de l’Institut français de Tanger- Tétouan lors du vernissage de cette exposition organisée, dernièrement, à la Galerie Delacroix de Tanger et en présence de l’artiste M’Barek Bouchichi. En choisissant d’exposer à Tanger, cet artiste-peintre s’envole «à la rencontre d’un Nord qui, sans être loin, nourrit mon imaginaire à la façon d’une «terra incognita», où tout est à appréhender, spatialement et affectivement», dit-il, avant de poursuivre que «c’est là, le défi avoué de cette exposition, qui n’en demeure pas moins d’une quête jubilatoire faite à l’occasion de rencontres et d’échanges». Ayant passé son enfance au sud du Maroc, l’artiste-peintre M’Barek Bouchichi se sentait fasciné par le dénouement minéral du Sud présaharien, envoûté par la nudité brute et abyssale des étendues désertiques, joyeusement obnubilé par le soleil incandescent et omniprésent, qui inonde tout de sa lumière. «Naître aux abords des terres sans limites visibles incite sans doute à la vision de l’étendue possible. M’Barek Bouchichi propose ici le second panneau d’un diptyque tout entier dévolu à cette marche», précise Mme Vandoorne. Et de faire remarquer que «dans cette œuvre nimbée d’une lumière immatérielle voulue par l’artiste, nous cheminons alors vers une recherche d’ordre spirituel». Après une longue formation à Rabat, M’Barek Bouchichi est nommé professeur d’arts plastiques dans la ville de Tiznit. Marqué par les artistes- peintres, Mark Rothko, Jean-Michel Basquiat, Towbley et les avant-gardistes des années 60-70, cet artiste a réussi à développer depuis une dizaine d’années une démarche plastique dotée d’une force et d’une qualité, qui a suscité à l’unanimité la critique, soulignant sa maîtrise de la composition et du geste. Ce qui pousse M’Barek Bouchichi à essayer «de fuir, dans ma peinture, toute narration et toute forme qui pourrait parasiter. J’adore un vocabulaire plastique universel».

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