Asilah : Initiation à l’art de la gravure et de la peinture

Palais de la culture et à quatre jours avant la clôture du moussem d’Asilah, un grand dynamisme gagne ses ateliers d’art. Une ambiance joyeuse et pleine de couleurs règne sur les lieux. Quelques artistes peintres y apportent leurs dernières retouches à leurs œuvres.  Ils travaillent, depuis le 3 août, journée d’inauguration de ce moussem, dans ces ateliers. Une partie de leurs œuvres joindra après la clôture de cette manifestation les autres réalisés par de nombreux artistes peintes au cours des éditions précédentes. «J’ai réalisé deux gravures dont le thème est spécifique à cette ville et qui sont intitulés respectivement «Café des pêcheurs de Zrirak» et «Hommage à Asilah», explique l’artiste peintre et graveur marocain Hakim Ghaïlan qui a fréquenté pendant son enfance les ateliers d’enfants. Natif d’Asilah et lauréat de l’école des Beaux-arts de Tétouan, ce dernier a assuré en 1994, 1995 et 1996 l’encadrement des stages de gravure organisés dans le cadre du moussem d’Asilah et destinés aux étudiants des établissements des Beaux arts au Maroc.
La plupart des artistes qui participent à des ateliers de peinture et de gravure ont participé plusieurs fois au festival d’Asilah. Comme c’est le cas pour l’artiste peintre marocaine Malika Agueznay qui prend part à ce moussem depuis son lancement il y a une trentaine d’années. Celle- ci dirige cette année avec l’artiste peintre marocain  Khalid El Bekkay l’atelier de gravure. «C’est une belle opportunité qui nous permet de nous rencontrer et d’échanger les expériences artistiques», lance-t-elle.
Originaires du Maroc et de différents pays étrangers, ces artistes se distinguent chacun par son propre style. «Mes nouveaux tableaux reflètent mon style qui demeure influencé par mes recherches sur l’ethnologie et l’archéologie de la Méditerranée particulièrement au Maroc, les régions présahariennes et africaines», révèle l’artiste peintre et graveur El Houssine Mimouni qui participe dans l’atelier de peinture au Palais de la culture. Ce familier du Moussem d’Asilah participe aussi cette année à l’exposition collective réunissant les six artistes marocains résidant à l’étranger et qui dure jusqu’au 31 août au Centre Hassan II des rencontres internationales.
En plus de cette exposition collective, l’artiste peintre marocaine Aziza Alaoui qui vit depuis quelques années au Mexique prend part aussi à l’atelier de peinture au Palais de la culture. Ses oeuvres font découvrir, comme à son accoutumée, un paysage en perpétuelle mouvance qui est une introspection effectuée sur la nature.
Les ateliers de peinture et de gravure sont d’une grande importance,  «ils permettent par exemple aux artistes peintres qui n’ont pas fait de gravure de découvrir et d’apprendre les techniques de base de cette discipline», souligne l’artiste peintre Malika Agueznay.
Ces ateliers réunissent, au cours de ce 30ème moussem, plus d’une vingtaine d’artistes peintres originaires de différentes nationalités. Ceux qui y prennent part pour la première fois se disent fascinés par cette expérience. «Surtout que nous travaillons dans un endroit magnifique où nous sentons l’odeur de la mer et entendons les vagues se briser sur la plage», dit le jeune artiste peintre syrien Khalid Essai. Celui- ci qui participe pour la première fois à l’atelier des peintures vient de terminer une belle peinture murale inspirée de la ville d’Asilah et de la calligraphie arabe. La plupart de ces artistes ont quasiment terminé leurs œuvres, l’artiste peintre japonais, Noguchi Akemi en fait partie et dont ses gravures lui ont demandé beaucoup de travail. Cet artiste qui vit en France depuis 1976 fascine par ses gravures inspirées de la vie parisienne.
Outre les ateliers de peinture et de gravure, les fresques murales et les ateliers d’enfants ont été parmi les facteurs qui ont contribué à la réussite du moussen. Beaucoup de jeunes artistes marocains se sont initiés aux premiers éléments de cet art contemporain dans ces ateliers d’enfants. «Chaque année, le moussem organisait une exposition de nos peintures. Nous regardions notre innocente agitation et notre imagination infantile accrochées sur les murs ; notre joie était à son comble, et le regret de voir notre atelier fermer ses portes nous faisait rêver au prochain moussem», se souvient l’artiste peintre zaïlachi, Anas Bouanani qui a fréquenté pendant son enfance ces ateliers d’enfants.

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