Baccalauréat : la joie de la réussite

Baccalauréat : la joie de la réussite

Indescriptible était cette explosion de joie qui a accompagné l’annonce des résultats du baccalauréat. Aux alentours de tous les lycées, élèves et leurs parents ont bercé dans des scènes de liesse collective ou de chagrin solitaire. Entre les éclats de joie ou les sanglots de déception, l’émotion était à son paroxysme. Sur un total de 335.680 candidats qui ont passé le Bac, 118.052 ont décroché leur diplôme de gloire au cours de la session ordinaire, alors que 125.000 doivent s’atteler aux épreuves de rattrapage prévues pour les 5, 6 et 7 juillet. Des ondées d’émotions indescriptibles, vives et agréables dévalaient comme des flux humains autour des tableaux affichés aux entrées des lycées. Sur certaines listes, les noms des heureux aspirants étaient bel et bien affichés, alors que sur d’autres il n’y avait que le numéro d’examen. Des lettres de gaité et des chiffres d’ivresse à géométrie variable scintillaient comme des lueurs d’espoir en un avenir meilleur notamment pour ces milliers d’élèves qui ont décroché et le Bac et ses sceaux de gloire : des mentions allant du Assez bien au Très bien. Une plénitude inégalée avec son panaché de joie confuse et de satisfaction infuse en contentement qui traduit une joie déferlante qui luit dans tous les regards et qu’on ne peut traduire. «Bien sûr qu’il y a de quoi sentir toute cette fierté qui emballe nots cœur et âme et qui gonfle notre égo. On n’est plus des élèves mais des étudiants qui entameront le réel apprentissage de la vie. C’est le début d’une nouvelle aventure qu’on espère réussir. C’est aussi le commencement d’une nouvelle responsabilité et d’un tournant décisif pour notre avenir», note Amine Beladel, un bachelier en Sciences physiques, qui ne cache pas sa joie et qui la crie à qui veut l’entendre. C’était un moment indescriptible où le corps est inondé de bonheur inouï et tant espéré. Les palpitations intuitives du cœur se font remarquer sur des visages jeunes, radieux et éclatants de joie. Les voix qui résonnent telle une timbale aiguë déchirent le silence de l’attente. A 17 h pile, c’était l’explosion des cris et des euphories aux alentours de tous les lycées. «Certes, il y a le site du ministère de l’Education nationale et les autres sites nationaux ou régionaux qui publient les résultats mais je préfère vivre cet extraordinaire moment au milieu de mes amis de classe», explique Mehdi Rouiched, un Svtiste enorgueilli par ses 13, 45 sur 20. De son côté, Yacine Jdaini ne cache pas sa joie : «Si on n’a pas honte qu’on dise qu’ils sont devenus fous. On criera notre bonheur sur tous les toits de la ville. On organisera une grande fête sur la chaussée publique et on bloquera la circulation pour un bon moment en improvisant une danse collective. Nous entendons bien fêter ces résultats pour commencer en bonheur nos vacances d’été». Quant à Ijjou Walid, il n’a pas oublié ses camarades de classe qui n’ont pas réussi leur examen: «J’ai un arrière-goût amer au fond de ma gorge car je n’ai pas trouvé le nom d’un camarade qui est interne et qui m’a demandé de voir s’il a réussi. Certes je suis content mais comme si quelque chose me manque. J’espère que mon ami réussira la session de rattrapage». «J’étais devant mon lycée depuis 15 h avec un groupe d’amis. Pour résister au stress de l’attente, on s’est remémoré toutes les bêtises commises au cours de l’année scolaire. On a aussi parlé des épreuves et du Mondial. Mais on avait tous le cœur serré et le temps tardait à passer. C’était pénible pour moi cette interminable attente, car j’avais peur même si j’étais confiante», confie Samya Serghouchni, une littéraire du lycée Sidi Driss d’Oujda qui, en dépit de sa peur, a réussi avec mention. «C’est indescriptible comme joie, les mots ne peuvent exprimer ce que je ressens. C’est la consécration du travail. Depuis le début de l’année j’ai fourni des efforts considérables car j’avais un manque à rattraper vu ma moyenne au Bac régional. J’ai une pensée pour ceux qui n’ont pas décroché leur Bac et je leur souhaite bonne chance lors de la session de rattrapage», déclare Hicham Benarabia, un littéraire du lycée Zirri Ben Atiya. Le baccalauréat c’est aussi des scènes de tristesse. C’est le cas de Hakim, accroupi à quelques pas du tableau d’affichage : «je suis affligé car j’ai bien travaillé. Je n’ai pas la force requise pour annoncer mon échec à mes parents. Ils seront chagrinés. Et c’est cela qui me fait plus de peine», Ould lahlal dira-t- on. Et c’est la vie avec ses lots de chagrins et de joie. «Je vais passer la session de rattrapage et j’espère faire mieux. D’ici là laissez-moi s’il vous plaît dans mon chagrin», conclut Hakim. Maintenant, il y a des élèves qui ont réussi leur Bac mais qui vous avancent que ce n’est pas avec une bonne moyenne. Leur inquiétude est justifiée car l’accès aux «Grandes écoles» nécessite de fortes moyennes. D’autant plus que leurs parents attendent et le BAC et la cerise sur le gâteau. «C’est une joie mélancolique que nous vivons alors qu’on ne devait penser qu’à notre réussite», note Hayat Ammouri. «C’est anormal qu’on nous gâche la fête avec ces bonnes moyennes», réplique Meryem Mehdaoui. Et d’ajouter : «Il doit y avoir une injustice quelque part, car même avec un 12/ 20 on ne peut pas accéder à des écoles, instituts ou universités qui exigent de fortes moyennes. Je pense qu’il est temps de parer à l’arbitraire. Souvent lorsqu’on passe un concours, ce ne sont pas ceux qui ont obtenu les meilleures moyennes qui réussissent les premiers. Par exemple l’année précédente à la Faculté de médecine d’Oujda, il y a une élève qui a obtenu plus de 16/20 au Bac mais qui a réussi son concours d’accès à la Faculté de médecine avec la plus faible note admise». A méditer!

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