Cinéma : Cannes : Une cuvée exceptionnelle

Le bal des Palmes d’or pour Cannes 2002 est désormais ouvert. L’annonce de la sélection de films qui y seront présents a été faite mercredi dernier par le président du festival, Gilles Jacob, et ses bras droit Thierry Frémeux et Véronique Cayla. Une sélection qui donne d’ores et déjà de l’eau à la bouche de plus d’un cinéphile.
À l’engagement politique qui caractérise les 22 réalisations en lice du 15 au 26 mai, s’ajoutent l’exigence esthétique toujours de mise à ce festival et qui fait sa notoriété et la magie du glamour des stars qui y ont d’ores et déjà réservé leur place. Il est à remarquer que la France s’est octroyée la part du lion cette année. Quatre films français, dont un de la seule réalisatrice en lice, Nicole Garcia, seront ainsi en compétition. À noter également le retour en force du cinéma britannique qui sera représenté par trois films. Idem pour les Etats-Unis. Ayant marqué les précédentes éditions par des films aussi édifiants que le hong-kongais «In the mood for Love» de Won Kar-Wai et qui a remporté le prix de la meilleure interprétation féminine lors du Cannes 2000, le cinéma asiatique est un peu moins présent cette année. Mais les grands absents ne sont autres que l’Amérique latine et l’Afrique. La sélection n’en reste pas moins chargée d’un air méditerranéen qui risque fort de l’emporter sur tous le reste. Ceci, avec la présence du Palestinien né à Nazareth Elia Suleiman et de l’Israélien né à Haïfa Amos Gitaï.
L’actualité géopolitique mondiale pointera ainsi le nez dans le ghetto cannois avec ces deux films qui sont «des actes de paix», a souligné le directeur artistique Thierry Frémeaux. L’engagement du cinéma se manifestera aussi à travers les chroniques sur l’Angleterre d’aujourd’hui du militant Ken Loach et de son compatriote Mike Leigh et les films de l’italien Marco Bellocchio, sur fond de religion. La section Un Certain Regard sera pour cette édition une section aux couleurs très méditerranéennes, avec l’Algérie, la Turquie, le Liban et la Syrie. De l’engagement mais aussi du rire. A commencer par Woody Allen qui montera les marches le 15 mai pour «Hollywood Ending », mais aussi «Punch-Drunk Love» de son compatriote Paul Thomas Anderson. Parmi les candidats en lice pour la Palme, la moitié sont des habitués : le doyen portugais Manoel de Oliveira, 93 ans, et trois vainqueurs des éditions précédentes, Mike Leigh (Secrets et Lies), les Belges Luc et Jean-Pierre Dardenne (Rosetta) et l’Iranien Abbas Kiarostami (Le Goût de la Cerise).Les stars seront aussi au rendez-vous.
Outre Sharon Stone, la déclencheuse du «basic instinct», qui montera les marches en tant que jurée, les étoiles seront nombreuses: la moins ordinaire Cameron Diaz, le shining Jack Nicholson, le brillant M. Matt Damon, et Don Antonio Banderas, entre autres étoiles du grand écran. Le tout pour une 55e édition d’un festival qui nous a toujours offert le meilleur, tout le meilleur et rien que le meilleur du cinéma mondial.

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