Driss Roukhe ne jette pas l’éponge

Driss Roukhe ne jette pas l’éponge

Driss Roukhe a le goût de l’aventure. Après avoir dévoilé son talent de comédien dans de grosses productions cinématographiques, il se lance dans la réalisation : «J’ai voulu marquer une certaine évolution dans ma carrière. Faire de la réalisation était un désir qui me hantait depuis très longtemps». Aujourd’hui, ce rêve se concrétise puisqu’il vient tout juste de donner le dernier coup de manivelle au tournage de son premier court-métrage « Chaos », titre qui rappelle curieusement celui du film américain de Tony Giglio avec Wesley Snipes qui n’est pas encore vu dans les salles noires au Maroc.
Sept jours ont, par ailleurs, suffi à Driss Roukhe pour tourner ce court-métrage d’une durée de 20 minutes. Le plateau de tournage a été installé dans la ville de Marrakech pour deux raisons. Le cinéaste évoque d’abord une question de logistique et ensuite un souci de se baser sur la réalité pour bien ficeler sa fiction. Primo, «La boîte qui s’occupe de la production du film se trouve à Marrakech, elle a donc préféré que le tournage se déroule dans cette même ville pour réduire les frais de transport et de logistique», déclare Driss Roukhe. « Plusieurs champions marocains de boxe ont grandi et se sont entraînés à Marrakech », ajoute-t-il. «Chaos» vise donc à rendre hommage à tous les champions de boxe marocains. «Je dédie ce film à tous les boxeurs marocains qui ont dû braver la pauvreté pour honorer leur pays», souligne Driss Roukhe qui n’hésitera pas à mentionner cela en début du film. Pour interpréter le premier rôle, Driss Roukhe a fait appel à Abdelhak Achik, champion du monde durant les années 90 et qui dirige aujourd’hui un club à Aïn Sebaâ. Cependant « Chaos » n’est guère l’histoire de ce boxeur casablancais, même si Achik s’est retrouvé dans le scénario. «Ce court-métrage est une fiction, mais il est vrai que certaines scènes dans le film ont été vécues par Abdelhak Achik». Le réalisateur évoque ici la pauvreté dans laquelle ont vecu certains boxeurs de Hay Mohammadi. « Pour écrire le scénario, j’ai été obligé de me documenter sur la vie de nos boxeurs nationaux », explique Driss Roukhe. Dans sa quête, le cinéaste s’est arrêté sur un élément qu’il a jugé être le plus important : celui de la peur du ring. Ce sera donc le fil conducteur de tout le film. Une peur qui peut devenir, parfois, tellement paralysante qu’elle pousse le boxeur à jeter l’éponge.
A côté d’Abdelhak Achik, se trouve un autre acteur principal : Hassan Skalli. Le choix de cet acteur ne s’est pas fait de manière aléatoire. Driss Roukhe déclare, en substance : « Hassan Skalli est non seulement un acteur professionnel que j’apprécie beaucoup, mais il est surtout connu pour avoir pratiqué de la boxe pendant longtemps dans sa ville natale : Salé. ». Hassan Skalli incarne le personnage de l’entraîneur d’Abdelhak Achik. Un duo qui, selon les dires du réalisateur, a très bien fonctionné. «Pendant les répétitions,  nous avons pu remarquer avec joie que  les deux rôles ont bien fusionné  ensemble», explique Driss Roukhe. Et ce n’est pas pour lui en déplaire. Ce comédien, qui vient de faire ses premiers pas dans la réalisation, possède deux autres scénarios qu’il compte réaliser dans les prochains mois. En plus d’un scénario de long-métrage en cours d’écriture.
Driss Roukhe semble donc sur la bonne voie pour relever le défi de la réalisation cinématographique.   

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