Emotion et rage

Il y a là Vinz (Vincent Cassel), un apôtre de la haine comme méthode de survie, très fier d’avoir récupéré le pistolet perdu par un policier, Saïd (Saïd Taghmaoui), un petit délinquant, et Hubert, un jeune boxeur impliqué dans l’action associative pacifiste, désolé de voir la salle d’entraînement qu’il a créée complètement ravagée par les émeutiers. Pour récupérer cinq cents francs, le trio débarque à Paris, chez un cocaïnomane.
A leur sortie de l’immeuble, ils sont interpellés par des inspecteurs de police. Vinz parvient à prendre la fuite alors que ses amis subissent un interrogatoire humiliant dans un commissariat. Un peu plus tard, en rade sur un quai de gare, les trois banlieusards rebroussent chemin et errent dans Paris…
Ce matin sur Cinéstar 1 «La haine», à 7h35, drame français de Mathieu Kassovitz. (1995), en noir et blanc. Dans ce drame, Mathieu Kassovitz filme serré et en noir et blanc des personnages à vif. Certains l’ont accusé de mettre de l’huile sur le feu.
C’est tout le contraire. Bourré d’émotion autant que de rage, son film, le premier à décrire le malaise des banlieues, est d’abord un appel à la réconciliation.

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