Exposition de Rabiaa Echahed : la musique dans tous ses états

Exposition de Rabiaa Echahed : la musique dans tous ses états

Après avoir dessiné le cheval symbole de majesté, Rabiaa Echahed revient aujourd’hui avec des mouvements et des créations qui nous transportent vers le monde de la musique. Cette artiste-plasticienne dévoile ses œuvres au public rabati jusqu’au 8 février 2010 à la galerie Mohamed El Fassi à Rabat. Il s’agit de vingt six tableaux qui montrent un art tout en mouvement. «Dans mes toiles, j’ai travaillé sur la danse et le rythme de la musique et leur rapport avec le corps humain. Ce travail que j’ai réalisé est l’accumulation de plusieurs années», a confié à ALM l’artiste-peintre Rabiaa Echahed. Interrogée sur cette thématique, Rabiaa Echahed indique qu’il existe un rapprochement entre la musique et les couleurs, «je peins en musique toute les successions en touche et tache». Bien évidemment, cette lauréate de l’École des beaux-arts s’inspire de sa vie quotidienne pour l’ensemble de ses idées et de ses images. « Son environnement ne lui ayant point permis de dévoiler ses talents multiples ni de jouir de tout son soul, pinceau à la main, du charme dévêtu, Rabiaa Echahed concentre ses pulsions en touches évasives. L’accessoire n’a pas droit de cité puisque l’artiste ne peint pas des personnages mais des moments émotionnels tout court », a écrit le critique d’art Mohamed Fassi. Et d’ajouter: «Partagée entre sa passion pour le legs ancestral et son penchant pour un art en mouvement, Rabiaa Echahed se retrouve en pleine piste baudelairienne. Dans sa trajectoire de créatrice angoissée, elle s’en va en quête d’inspiration effrénée. Elle choisit, arrange, devine pour célébrer la quintessence d’un élan, de quelque mouvance inassouvie». Dans ses œuvres, Rabiaa nous montre des personnages ou des musiciens en pleine représentation. «Ni magnifiés ni franchement laissés-pour- compte, ses personnages sont perçus comme dans un songe. L’artiste n’a-t-il pas en effet ce pouvoir d’animer nos rêves, de leur donner l’illusion de la forme et la substance matérielle», ajoute ce critique d’art. Née sur un terroir qui glorifie le cheval, Rabiaa Echahed a célébré le pur-sang en guise d’expérience, partageant ainsi quelque attrait pour la noble monture avec Eugène Delacroix. Elle était même allée, dans une manifestation internationale à cet effet, exhiber ses toiles dans le même espace d’art qui abritait des œuvres de Delacroix vantant le cheval, il y a dix ans de cela à Tours en France. «Le cheval représente pour moi toute une histoire de l’art. Il représente la noblesse et la sagesse», ajoute elle. La plasticienne en revient enrichie du grand maître du romantisme, elle fut marquée par la contenance et même le trait de Delacroix à même de rendre la force, la fougue même ou le geste exalté. Rabiaa Echahed compte dans son actif plusieurs expositions, on cite parmi elles: l’exposition collective à l’espace de Senghor à Bruxelles en 2009, Le Maroc au féminin en 2008, Racines à MemoArt à Casablanca.

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