Festival Gnaoua musiques du Monde : Une 15ème édition riche en couleurs et en débats

Festival Gnaoua musiques du Monde : Une 15ème édition riche  en couleurs et en débats

Qui d’entre nous ne peut entrer en symbiose avec les sons de la musique gnaouie fort enracinée dans notre culture marocaine ! Cette symbiose a été réalisée grâce au show de maîtres comme Abdelkader Amlil, Mustapha Baqbou, Omar Hayat et Said Oughassal lors de la clôture de la 15ème édition du Festival Gnaoua musiques du Monde célébrée du 21 au 24 juin. Parallèlement, les Alizés qui s’abattent sur Mogador ont non seulement rafraîchi les sens des passionnés de la musique gnaouie mais aussi les esprits des intervenants au forum d’Essaouira. Un événement organisé pour la première fois dans le cadre du festival. Ce forum, tenu en partenariat avec le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), a ainsi rassemblé, vendredi 22 et samedi 23 juin, responsables politiques, universitaires, hommes de lettres, artistes et acteurs associatifs. Le débat a porté sur la thématique du rapport entre création artistique et culturelle et action politique, un thème d’actualité, notamment dans un monde arabe en pleine mutation politique et sociale. Mohamed Amine Sbihi, ministre de la culture, a estimé que la culture joue un rôle primordial notamment en tant que rempart à la société dans les moments des transformations profondes et accélérées. M. Sbihi a par ailleurs plaidé en faveur d’une vision moderniste de la politique culturelle et pour une nouvelle approche dans les domaines de l’éducation et de l’enseignement qui prend en compte la nécessité de favoriser la créativité et la capacité d’analyse.
Par ailleurs, le président du CNDH, Driss El Yazami, a annoncé que trois musées seront ouverts prochainement dans les villes de Dakhla, Al Hoceima et Agdez dans le cadre de la préservation de la mémoire collective, ajoutant que la réflexion est engagée pour la création également d’un Musée national d’histoire contemporaine. Pour l’écrivain et journaliste Driss Ksikess, l’enjeu consiste à trouver un équilibre entre la justice et la liberté et à instaurer des canaux de communication entre les différentes composantes de la société pour niveler les divergences de vues et assurer l’ancrage des valeurs de liberté, de responsabilité et de démocratie. Quant au directeur des Archives du Maroc, Jamaâ Baida, il  a relevé que la sensibilisation aux valeurs universelles de liberté, de respect de l’autre et d’esprit critique est le défi majeur qui se pose aujourd’hui au système éducatif marocain, insistant sur l’impératif d’inculquer aux nouvelles générations les notions de diversité et de respect de la différence. Que ces réflexions fassent de grands échos !

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