L’Afrique développera-t-elle une société de l’information

La conférence malienne est organisée «pour que l’Afrique participe pleinement au sommet mondial sur la société de l’information, prévu en deux phases à Genève et à Tunis, en 2003 et 2005», a annoncé mercredi le président Alpha Oumar Konaré.
Dans une conférence de presse à Genève, M. Konaré a invité les membres des gouvernements, des entreprises et de la société civile à venir nombreux à cette réunion, du 28 au 30 mai, estimant que les nouvelles technologies de l’information constituaient une chance à ne pas manquer pour le continent. Arrivé mardi soir à Genève, M. Konaré devait rencontrer ce mercredi le secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications (UIT), Yoshio Utsumi, et les responsables suisses chargés de la préparation du sommet de Genève de 2003.
Si l’Afrique se saisit pas les chances du multimédia, «ce sera une nouvelle forme d’analphabétisme», a-t-il affirmé. «Nous voyons déjà ses implications (de l’Internet) dans la vie quotidienne : accès au marché, gestion de l’état-civil, gestion des listes électorales, télé-médecine», a ajouté le chef de l’Etat malien. Il a aussi comparé la «misère des bibliothèques » des universités africaines, et la richesse des bibliothèques virtuelles pour l’accès à l’information. Il a également évoqué la transformation que constitue la communication par e-mail avec les travailleurs immigrés dispersés en Europe. «Les cybercafés, a-t-il souligné, se multiplient dans les villes d’Afrique, et la jeunesse, même quand elle vit dans la pauvreté, sans électricité, se rassemble dans les télé-centres».
Toutes ces chances existent mais doivent être bien maîtrisées, dans « une vision qui responsabilise» les usagers, a-t-il précisé.

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