Le cinéma marocain à Alexandrie

Après sa présentation à la semaine de la critique en mai dernier, le film marocain, « A Casablanca, les anges ne volent pas », fait de nouveau parler de lui. Cette fois-ci, ce film de Mohammed Asli sera à l’honneur à la compétition officielle du festival d’Alexandrie.
Un festival dans lequel, on se rappelle, le film, «Mille mois» du réalisateur marocain Faouzi Bensaidi, a été primé.
« A Casablanca, les anges ne volent pas » connaît la participation des artistes Abdessamad Miftah Elkhir, Abderrazak El Badaoui et Naïma Bouhmala. Ce long métrage raconte l’histoire de trois amis qui travaillent, pour une misère, dans un café de Casablanca après avoir quitté leur village.
Le héros du film n’est autre que Saïd qui est contraint de s’exiler à Casablanca. Un exil dicté par les difficultés de la vie au village et le manque de moyens. Saïd est donc à la recherche d’une meilleure vie. Il part à Casablanca en quête d’un idéal.
Ainsi, malgré le refus de son épouse, Saïd s’exile à Casablanca. Dans ses lettres, sa femme le supplie de revenir auprès d’elle, elle l’exhorte à rentrer pour la naissance de leur enfant. Mais en vain. Avec ses deux amis, Saïd mène une vie de misère à Casablanca, mais croit à l’illusion d’un jour meilleur. C’est une sorte de rêve que les trois amis voient s’évaporer devant leurs yeux. Ils attendent sa réalisation, mais cela n’arrivera point.
La nouvelle vie à Casablanca de Saïd, Ismaël et Othman, sera émaillée d’histoires cocasses, et de situations comiques. Des situations qui livreront en fin de compte au spectateur un film tragi-comique qui ne manque pas d’un certain souffle poétique.
On se rappelle que ce long métrage de Mohamed Asli a participé au dernier festival de Cannes où il figurait parmi les films sélectionnés dans le cadre de la semaine critique. « A Casablanca, les anges ne olent pas » a également marqué sa présence à la rencontre d’Assilah du cinéma Sud Sud organisée en juillet dernier. Mohamed Asli n’est pas très connu, mais son premier Opus: « A Casablanca les anges ne volent pas » a fait énormément parler de lui, ces jours-ci. Mais qui est Mohamed Asli ? Ce réalisateur marocain est né à Casablanca en 1957. Après des études de cinéma à Milan, il entame une carrière variée : d’abord assistant cameraman, assistant réalisateur, puis régisseur général, il se spécialise dans la production.
En 2003, il crée un centre de formation cinématographique au sein des studios Kanzaman en partenariat avec Cinecittà. En 2004, il réalise et produit «A Casablanca les anges ne volent pas». Ce film sera maintenant à l’affiche au festival d’Alexandrie qui débutera mercredi prochain. Lors de cette manifestation cinématographique, plus de 45 films de 15 pays arabes et étrangers seront projetés.
En outre, le jury du festival sera composé de réalisateurs et de critiques venus d’Espagne, de France, de Syrie, d’Egypte et de Tunisie. Parallèlement aux projections, les organisateurs du festival prévoient également de rendre hommage aux artistes et réalisateurs arabes et étrangers.
Ainsi, un hommage sera rendu à l’acteur Nour Cherif. En somme, le festival d’Alexandrie sera l’occasion de rendre hommage à Mohammed Asli en présentant son film « A Casablanca les anges ne volent pas ». Ce long métrage sera projeté en compétition officielle lors de cet événement cinématographique.
Une occasion de revisiter le cinéma marocain et de l’apprécier à sa juste valeur.

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