Le film marocain à Rotterdam

Le film marocain à Rotterdam

Le Maroc ne sera pas absent du festival du film arabe de Rotterdam. Pour cette 7ème édition, qui aura lieu du 13 au 17 de ce mois, cinq productions marocaines sont au menu du programme. Une idée ?  «Le grand voyage», d’Ismael Farroukhi, «Al Kouloub Al Mohtarika» («Les cœurs brûlés ») d’Ahmed El Maanouni, «What a wonderful world» de Faouzi Bensaidi et «La couleur du sacrifice» de Mouard Boussif. Les courts-métrages marocains sont aussi sur la liste : «Courte visite» d’Abdelaziz Taleb et «Casa» d’Ali Benkirane.
C’est avec la projection du film de Bouzid Nouri «Dernier film» (Tunisie), primé au festival de Carthage en 2006 , que sera inauguré l’événement. Ce film de Bouzid Nouri analyse dans un style à la fois simple et pertinent le problème du terrorisme. La problématique de la marginalisation sociale reviendra, en soirée de l’inauguration, avec la projection de «Ors Eddib» («Les Noces du Loup») du réalisateur tunisien Jilani Saadi.
A partir de la seconde journée et jusqu’à la fin de ce festival, Rotterdam deviendra le grand écran du cinéma arabe. Les réalisateurs du Bahreïn, du Liban, du Maroc, d’Egypte et d’Algérie, entre autres, seront en compétition pour séduire le jury. La Syrie, dont la célébrité en matière de cinéma n’est plus à attester, marquera, pourtant, son absence de l’événement. La raison n’est autre que le manque de productions. 
Coup de cœur du festival : l’hommage qui sera rendu au cinéma égyptien, à travers le grand écrivain et scénariste Abderrahman Mahfoud. Il est à l’origine de plusieurs chef-d’œuvre, dont «Al Kadissia», «Nacer 56» ou encore, le tout dernier «Halim» qui sera, d’ailleurs, présenté au public.
Session spéciale, ce festival en consacre une à la guerre en Irak, baptisée «Irak-Amérique : quatre années de guerre». Des co-productions irakiennes et américaines, ainsi que des tables rondes sur la guerre réuniront des réalisateurs et des critiques autour de la question de la guerre. Le cinéma n’est-il pas le reflet de la société ? Ce festival ne pouvait pas en faire exception en se voilant la face pour ne se contenter que d’un cinéma idyllique. Réalisme, dénonciation, prise de position font le cinéma arabe.
Autre particularité de ce festival :l’intérêt croissant pour le documentaire et les productions de jeunes cinéastes arabes. Plus d’une dizaine de films réalisés au cours de 2006-2007 sont au programme. Quant au menu des conférences, il sera composé de sujets ayant trait aux caractéristiques de la production méditerranéenne et de la télévision arabe.  Organisé par la Fondation du festival, en collaboration avec plusieurs organismes hollandais et de différents pays arabes, cet événement renforce sa volonté de soutenir le cinéma arabe en construisant des ponts culturels et artistiques entre les producteurs arables et leurs confrères d’Europe. C’est d’ailleurs dans cette finalité de l’ouverture sur l’Europe, que ce festival a programmé des projections qui seront organisées au centre de Rotterdam au profit des lycéens, des associations et des habitants des quartiers.

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