«Le fils de Babylone», un cinéma de l’après-guerre

«Le fils de Babylone», un cinéma de l’après-guerre

A l’occasion de la projection de son second long métrage, «Le fils de Babylone», le cinéaste irakien Mohammed al-Daradji plaide pour un plus grand soutien à l’industrie du cinéma de l’après-guerre en Irak afin de surmonter «la culture de la violence». Le film, présenté en première mondiale vendredi au Festival international du film à Abou Dhabi, raconte l’histoire d’une mère qui part à la recherche de son fils, un musicien devenu soldat, porté disparu depuis 12 ans. «Ce film est important pour les Irakiens. Nous adressons un message au gouvernement et au peuple irakiens pour soutenir la culture irakienne», déclare M. Daradji à l’AFP.
«C’est important pour moi en tant que réalisateur. Je n’ai reçu aucune aide d’Irak, nous avons obtenu l’aide d’ailleurs», ajoute-t-il en référence à son film, une coproduction entre l’Irak, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, la France, la Palestine et les émirats arabes unis. Après l’invasion de l’Irak en 2003, le renversement de Saddam Hussein et les heurts confessionnels qui ont suivi, M. Daradji a cherché à relancer le cinéma irakien.

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