Le passé et le présent revisités

C’est à un vritable voyage auquel les téléspectateurs marocains et d’ailleurs sont invités ce mercredi soir. Un voyage que nous propose l’émission Grand Angle de la deuxième chaîne, à travers deux des pays les plus chauds au monde, à savoir la France et les Etats-Unis. Avec cependant un troisième sujet sous forme de retour aux sources et aux origines. Trois reportages en trois lieux et donc différents. Une façon de suivre l’actualité et de revenir à l’archéologie et à l’histoire. L’émission présentée par Omar Benjelloun a été préparée par les journalistes de la rédaction de 2M. La première destination est, actualité oblige, la France.
Un pays où l’on compte beaucoup de nos compatriotes qui ont tous poussé un grand Ouf après la défaite, le 5 mai dernier, du Front national et son leader Jean-Marie Le Pen. Tous se sont alors mobilisés pour que la haine ne prenne pas le dessus dans ce pays des valeurs universelles. Parmi eux, un homme et une femme, français depuis 2 ou 3 générations, vivant à Marseille, l’un des bastions du FN. Les deux ont été élus par le peuple français et siègent à la mairie de leur ville. « Liberté, égalité, fraternité » ne sont pas que des mots que l’on galvaude pour eux, mais des valeurs qu’ils défendent corps et âme. Le temps d’un reportage, l’émission nous livre les portraits des deux combattants de l’ombre. Autre haine, autres Marocains d’ailleurs et autre combat. Celui des Marocains de New York qui ont, l’espace d’un jour, le tristement célèbre 11 septembre, vu leurs vies bouleversées, menacées.
Les attentats, commis par une poignée de gens, leur ont attiré toutes sortes de haine dans un pays supposé libre et où l’on vient tous de quelque part. Suspicion, fouille systématique, propos racistes, tel est le lot quotidien de nos compatriotes dans un pays où il ne fait pas bon être arabe, ni musulman, encore moins les deux. Il y a donc lieu de se poser la question sur la façon dont nos concitoyens, résidant chez Madame Liberté, assument leur identité dans une fausse démocratie qui cache la pire espèce des racismes. Si certains Marocains, aspirant à un avenir meilleur, ont fait le choix de « partir », il y en a un qui n’a jamais quitté sa terre natale : Ammar. Son attachement au pays est tel qu’il y séjourne depuis déjà 15.000 ans, dans un total anonymat. C’était avant qu’une équipe d’archéologues allemands et marocains ne décide de percer son secret.
Les pages de toute une histoire, lointaine et jusque-là méconnue, se sont ouvertes. L’environnement dans lequel vivait notre « ancêtre du Rif », son mode et même son portrait ont été établis. L’Histoire est une éternelle découverte. A suivre.

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