L’exil en tant qu’élan fondateur de la pensée et de l’action humaine

L’exil en tant qu’élan fondateur de la pensée et de l’action humaine

L’objectif du colloque «Maroc, terre d’exil» est de faire entendre des paroles qui s’expriment sur ce thème sans forcément se côtoyer.

Mettre en avant l’intensité de l’exil dans la société marocaine, tel est l’objectif du projet «Exils» prévu du 22 au 31 mars à la ville de Rabat. «Exils» est un projet qui rassemble trois principaux événements : exposition d’art, conférence et colloque. Selon les initiateurs dedit projet, «Exils est né d’un projet d’exposition autour de cinq artistes invités à produire des œuvres autour de l’exil en tant qu’élan fondateur de la pensée et de l’action humaine. La nécessité d’élargir les focus, d’opter pour une démarche pluridisciplinaire et d’intégrer des regards croisés, est venue enrichir ce projet initial par une conférence, un colloque, puis par d’autres événements culturels qui se sont imposés par leur pertinence».

Exposition d’art pour parler de l’exil à la galerie Bab Rouah

Dans le cadre de ce projet, la galerie Bab Rouah à Rabat abrite à partir du 22 mars l’exposition «Exils». Celle-ci interroge la complexité et la richesse des territoires de l’exil. Elle donne à voir des réalisations de cinq artistes marocains et étrangers, invités par Nadia Sabri, directrice du projet et commissaire de l’exposition. Il s’agit de Mustapha Akrim, Zineb Andress Arraki, Josep Pedro Giestar, Myriam Tangi et Ulrike Weiss. «Des mots et des images comme frontière, objet d’exil, territoires d’exils et histoire visuelle des exilés sont questionnés par ces cinq artistes».

Colloque «Maroc, terre d’exil» à la Bibliothèque nationale du Royaume

En marge de cet événement, la Bibliothèque nationale du Royaume abrite le 24 mars, un colloque sous le thème «Maroc, terre d’exil». Celui-ci réunira de nombreuses de personnalités intellectuelles et culturelles dont, notamment Rachid Badouli, directeur stratégie et développement à la fondation Orient Occident, Sami Chetrit, professeur au Queen’s College New York, activiste social pour la paix au Moyen-Orient, et Youssouf Amine Elalamy, écrivain. Ainsi le colloque se penchera sur plusieurs thématiques dont «Penser l’exil, penser le monde», «La place de l’exil dans la société marocaine à travers les champs d’études humaines et sociales» et «Les figures de l’exil dans les représentations littéraires et artistiques». Selon les organisateurs, l’objectif de ce colloque est de faire entendre des paroles qui s’expriment sur ce thème sans forcément se côtoyer. «Il s’agit de même d’interroger la coexistence et le vivre-ensemble qui caractérisent la société marocaine, hier comme aujourd’hui, et de déterminer les ressorts d’une pensée agissante pour renouveler les représentations de la société», expliquent dans ce sens les initiateurs.

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