Lire : Serge Clerc se livre

 Comme l’a fait Florence Cestac il y a quelques mois à propos de Futuropolis, Serge Clerc prend son crayon pour dessiner l’histoire vue de l’intérieur d’une autre légende de la bande dessinée. En 250 pages d’une grande densité, Clerc nous raconte « une histoire vraie », comme le proclame le logo sur la couverture. Celle de Dionnet, cet allumé de science-fiction et des Etats-Unis . En mettant en perspective son évolution personnelle,  l’auteur trouve un ton original, à la fois rigoureux mais teinté d’une fantaisie omniprésente : il n’hésite pas à saupoudrer l’Histoire (avec un grand H) d’un soupçon de fiction (avec un petit f). De quoi faire du « Journal » un document passionnant certes, mais aussi un album très drôle, à la narration rythmée, qui séduira même les lecteurs trop jeunes pour avoir connu Métal hurlant (ou ceux qui avaient raté le train à l’époque). Le dessin de Clerc, digne représentant de l’école de la ligne claire, possède un soupçon de cubisme qui lui confère un dynamisme extraordinaire. La mise en page intenable, mêlant pastilles, couvertures de disques, de bandes dessinées et hommages aux dessinateurs marquants, rend la lecture foisonnante. Ni froidement objectif, ni nostalgique, ni solennel, ni aigri, « Le Journal » parvient, par sa richesse passionnée, à rendre compte d’une époque et, surtout, à nous offrir un très bon moment de lecture.

Edition Denoël, 2008


Fournier raconte des histoires de psy

Pour divertir sa psy,  qu’il n’a pas envie de voir s’endormir au prix où il la paie, Jean-Louis Fournier, qui fut jadis le complice de Pierre Desproges pour l’écriture de La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède, décide de lui raconter de petites histoires insolites rassemblées dans ce livre bourré d’humour au second degré. Car, quand on est malheureux, que faire d’autre que d’aller voir la psy ? L’auteur s’est dit que cette thérapeute ne devait pas avoir une vie bien marrante, puisqu’elle n’entendait que des gens se plaindre. A l’image de Bigard avec son spectacle Mon psy va mieux , Fournier lui aussi, se met à le soigner ! Il parvient à introduire ses éléments comiques, là où, généralement, il n’est pas d’usage de rire. Car c’est toujours lorsqu’on n’en a pas le droit qu’on a envie de s’esclaffer. Il faudrait pleurer dans les mariages et rire aux enterrements ! Parce que le rire est une libération, une parade contre l’insupportable. En fait, c’est bien sa propre histoire que nous narre Jean-Louis Fournier. Il l’avoue d’ailleurs dès les premières lignes de l’ouvrage : «En inventant des histoires, je racontais mon histoire ». Car quand on parle de soi en analyse, on n’ose pas tout dire, on s’autocensure !

Anne Carrière, 2008



La Saga de Cecily Von Ziegesar continue

Olivia, Serena, et les autres filles inséparables vont entrer à l’université. Mais auparavant, évidemment, les soirées vont se succéder à un rythme effréné. La mère d’Olivia qui n’a rien trouvé de mieux que de déménager à Los Angeles, au grand désespoir de sa fille, va organiser la soirée de l’année au Met, pour célébrer l’entrée d’Olivia à Yale… ainsi que le retour de son papa gay et des jumeaux cambodgiens qu’il vient d’adopter avec son compagnon !  Franchement, la pauvre Olivia n’est pas au bout de ses surprises. Nate, quant à lui, a toujours le cœur qui balance entre elle et Serena, mais l’ultimatum est là, il va falloir qu’il choisisse avant la rentrée. Et si la solution était d’en choisir une troisième ? Quant à Dan, lui, il demeure indécis sur son identité sexuelle. Sa mère hippy fait un retour en force, après dix ans d’absence, pour célébrer son coming-out. Le jeune homme va-t-il parvenir à assumer son homosexualité ou retomber dans les bras de Vanessa ? T’as pas intérêt à m’oublier est le 11e volet d’une saga légère et drôlissime, couronnée de succès dans le monde entier, et en même temps le dernier de la première série des «Gossip Girls».
 

Fleuve Noir, 2007

 

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