Mohamed Tozy : «C’est à Derb Sultan où se trouve mon coiffeur et mon bain public» préférés»

Mohamed Tozy : «C’est à Derb Sultan où se trouve mon coiffeur et mon bain public» préférés»

ALM : Que représente pour vous le quartier Derb Sultan?
Mohamed Tozy : En réalité, le quartier Derb Sultan symbolise pour moi les souvenirs de mon enfance et mon adolescence. Ce quartier me rappelle toutes les étapes de mon apprentissage de la vie sociale. Derb Sultan était caractérisé par les liens spéciaux qui unissaient ses habitants. C’était également un espace de conflit. Ce quartier représente également pour moi l’espace de mes premiers apprentissages intellectuels, notamment à travers le ciné-club du quartier.

Quels sont les souvenirs que vous en gardez?
Tout d’abord il y a les souvenirs de l’amitié, notamment les copains de l’enfance et de l’adolescence. D’ailleurs, je connais plusieurs personnalités issues de ce quartier, à savoir Hassan Rachiq, Mohamed Horani, Hamid Najah, etc. Je garde également des souvenirs à propos des grands événements qui ont marqué l’histoire du Maroc, notamment les événements de 1973 et 1981. Il y a également des souvenirs relatifs à l’explosion démographique à travers l’arrivée des premiers ouvriers agricoles à Derb Sultan. Il y a aussi l’incontournable espace de commerce «le marché Kriaâ». Tous ces souvenirs marqueront à tout jamais mon esprit.

Est-ce que vous gardez toujours des liens avec Derb Sultane?
Bien sûr que je garde toujours des liens avec ce quartier. D’ailleurs c’est là où se trouve la maison de mes parents. En plus, c’est à Derb Sultan où se trouve mon coiffeur et mon bain public préférés. C’est à Derb Sultan où je me coiffe et je me baigne toujours. Il y a aussi les liens de l’amitié. Je fréquente souvent Derb Sultan pour rencontrer mes anciens copains qui n’ont pas quitté ce quartier.

La plupart des habitants de Derb Sultane sont connus pour être des rajaouis. Et vous, vous penchez pour quel club?
Il est vrai que la majorité des habitants de Derb Sultan étaient et sont toujours des supporters du club rajaoui. C’était le cas pour moi aussi. Mais aujourd’hui c’est devenu très loin. Le Raja symbolisait la culture de la résistance et l’esprit révolté. Ce club séduisait également par sa qualité de jeu. Le Raja était associé à l’identité culturelle de Derb Sultan, mais ceci n’empêchait pas qu’il y a eu dans ce quartier des wydadis.

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