Portrait : Mékouar : face et facettes

Portrait : Mékouar : face et facettes

En 48 heures, Othmane Mékouar a fait ses premiers pas dans le monde du grand écran. Ce jeune artiste de 36 ans entame avec son premier court-métrage, intitulé « 48 heures », une carrière cinématographique.
En compétition dans cette manifestation, ce film d’une durée de 7 minutes fait d’ores et déjà parler de lui. Pour le réalisateur des « Ailes brisées », Abdelmajid Rchich, « 48 heures » a de fortes chances de décrocher le Grand Prix de sa catégorie. « Lors du débat organisé suite à la projection de mon film, j’ai beaucoup apprécié les remarques positives exprimées par Abdelmajid Rchich ainsi que son producteur», raconte Othmane Mékouar.
Et d’ajouter : «c’est la première fois que je participe à une pareille manifestation. Pour moi, ce qui compte le plus, c’est la présentation de cette production au grand public». « 48 heures » relate l’histoire d’un jeune réalisateur, à Casablanca,  entamant les démarches nécessaires pour la production de son film. Cette histoire n’a presque rien d’une fiction puisqu’elle met en scène de «vraies gens».
« Les personnes que vous avez vues dans le film sont toutes réelles. Le personnage du producteur est campé par mon producteur lui-même. Idem pour les autres rôles. Nous avons même tourné en deux journées !  », confie-t-il. David Frauciel, Houda Bentabet, Jean-Marie Courtois, Abdou Bennani, Chadwane Bensalmia et bien d’autres personnes se sont prêtées au jeu de Othmane Mékouar qui tenait à réaliser des scènes «réelles ». La célèbre Josiane Balasko a également joué dans cette production, mais à son insu: « j’ai mis beaucoup de temps pour arriver à cette séquence téléphonique où je discutais avec Josiane Balasko ».
Dans le monde du cinéma, Othmane Mékouar a été sollicité pour des productions aussi bien marocaines qu’étrangères. En 2003, il a joué dans « Les années de l’exil » de Nabyl Lahlou.
Il était également aux « Frontières » de Mustapha  Djadjam, dans «L’histoire du garçon qui voulait qu’on l’embrasse » de Philippe Harel et au « Blanc » du réalisateur polonais Krzysztof Kieslowski. De son expérience dans « Astérix et Obélix: Mission Cléopâtre » d’Alain Chabat, il parle avec un peu de tristesse. « Je ne sais toujours pas pourquoi les séquences dans lesquelles j’ai joué ont été supprimées du film! Pourtant, je faisais partie des quatre comédiens marocains choisis pour ce tournage», dit-il, visiblement frustré.  Le rôle de cet ancien animateur d’une émission télévisuelle dans cette production française était celui « d’un jeune homme comptant le nombre de pierres nécessaires à la construction de la pyramide».
Mais c’est bel et bien sur les planches que ce gestionnaire doublé d’ethnologue donne la pleine mesure de son talent. Avec Nabyl Lahlou, il a joué dans la célèbre pièce de théâtre de Samuel Beckett, « En attendant Godot ».
En 1999, Mékouar a fêté, à sa manière, la manifestation du Temps du Maroc en France avec son « Sultan à Versailles ». Durant la même année, il a participé au Festival international de théâtre de Tanger avec «L’éloge de la folie».
Pour le moment, Mékouar, dont le visage est désormais associé à une campagne de communication d’un organe de presse de la place, se consacre à l’écriture d’un ensemble de nouvelles.
«Pour la publication de ces nouvelles, la décision n’a pas encore été prise. Vous savez, ces nouvelles racontent des tranches de vie de personnes que je connais. Même en changeant les noms, ils vont facilement se reconnaître ! », précise-t-il. Des scènes «réelles» de «48 heures», Othmane Mékouar se penche aujourd’hui sur des histoires authentiques et vécues pour marquer son entrée en scène en tant qu’auteur. Des idées, Othmane en a à revendre.

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