Projet «Ana Hunna» : Du cinéma pour l intégration de la femme à l économie

Projet «Ana Hunna» : Du cinéma pour l intégration  de la femme à l économie

Ouvrir un débat public sur le travail des femmes via des films. Tel est grosso modo l’objectif du projet «Ana Hunna, I am here, je suis là» lancé, mercredi 20 novembre lors d’une cérémonie organisée à Rabat, et initié par l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) dans la région MENA.

Un programme ayant mobilisé un budget d’environ 1,5 million d’euros et ciblé quatre pays, à savoir le Maroc, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie après une longue réflexion sur l’égalité entre hommes et femmes au travail. «Dans le cadre de notre programme régional «intégration économique des femmes», nous avons remarqué que le travail des femmes n’est pas bien apprécié.

C’est pourquoi, nous avons décidé avec nos partenaires au niveau de la région d’en faire un débat public», révèle à ALM Nele Wasmuth, coordinatrice du programme, en marge de ladite cérémonie. Pour créer ce débat en question, les initiateurs ont choisi de recourir à des films. «Les œuvres cinématographiques permettent de transmettre des messages», avance-t-elle. Ceci étant, les organisateurs ont lancé un appel d’offres consacré à la production de films et on a reçu une cinquantaine de projets réalisés notamment par des jeunes.

En fin de compte, le choix du comité de sélection s’est porté sur quatre documentaires en Egypte, Jordanie et Tunisie qui s’est vu également retenir deux fictions. Quant au Maroc, ce sont les deux courts-métrages «Raya Lbayda» conçu par Nadia Lamhaidi et réalisé par Layla Triqui et «Leur Nuit» de Narrimane Yamna Faqir qui ont suscité l’intérêt du comité.

La cérémonie du lancement du programme «Ana Hunna» a été l’occasion de projeter ces deux films. Et c’est «Leur Nuit» qui a, tour à tour, époustouflé et choqué le public présent de par la prestation de l’actrice marocaine Amal El Atrache. A ce propos, elle déclare : «je dédie ce rôle à l’homme en moi».

Pour information, l’initiative «Ana Hunna», étalée sur deux à trois ans au Maroc, a été menée en partenariat avec l’association Tanmia.ma. Son directeur exécutif, Mourad Gourouhi, a, à cette occasion, indiqué que sa plate-forme «a saisi cette opportunité de recourir au cinéma afin de mener une mission de plaidoyer». Un challenge qui semble important pour que le rôle de la femme soit bien renforcé dans l’économie.

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