Quand Tahanaout inspire quatre artistes de renom

Quand Tahanaout inspire quatre artistes de renom

A ne pas rater si vous passez par Marrakech, quatre artistes de renom exposent leurs œuvres: peinture corps sur bois, sculptures bronze de masques, des tableaux des sept Saints de Marrakech. Il s’agit de Mahi Binebine, Abderrahim Yamou Mohamed Mourabiti et Aziz Lkhataf, tous réunis à la Remp’Art galerie pour présenter l’exposition «Tahannouat, terre d’art» jusqu’a 29 mai. Mahi Binebine nous a familiarisé de ses sculptures bronzées, et ses dessins sur papier. Sa vocation, comme écrivain lui a permis à décrocher le prix du roman Arabe en mois d’avril 2010. En 2009, sa présence et ses œuvres grandioses ont marqué la 53ème Biennale de Venise. Très attendu en 2010, son art a fait une apparition étoilée à l’Art Paris au grand Palais. Abderahim Yamou nous fait ressentir la beauté de la nature dans ses toiles. Sa peinture est caractérisée par des floraisons végétales, aux couleurs délicates, chaudes à intenses. Elle inspire fragilité et respect de la nature et nous incite à vouloir la protéger. Ses œuvres font partie de grandes collections dans le monde, et son art a été à l’honneur à plusieurs expositions au Maroc, en Europe et en Amérique, dont la dernière a eu lieu à l’Art Paris 2010 au Grand Palais. «Son art est sensuel, les courbes, les graines de l’amour et de la création nous submergent ! Son œuvre crée et renaît du végétal. Le temps et l’espace semblent autant absents qu’omniprésents. On ne les visualise pas, on les ressent», peut-on lire dans une note d’information de l’exposition. Quant à l’artiste-peintre Mohamed Mourabiti, ses œuvres abstraites et tellement expressives, reflètent une étrangéité contemporaine presque complexe, tellement inspirées de la nature de Tahanout. Aujourd’hui, ce Marrakchi est l’un des artistes contemporains en vogue au Maroc ; ses œuvres ont été exposées en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique latine. L’artiste-peintre Abdelaziz Lkhattaf, pour sa part, dévoile ses réalisations issues de sa mémoire sur la nature et terre de Tahanouat. «Ses toiles, petites ou grandes rappellent la terre marocaine, ses personnages-souvent par 7 , comme les 7 saints de Marrakech sont pour moi, le souvenir , le reflet de ces silhouettes, aperçues dans les espaces vides du bled que l’on voit, en nébuleuse humaine, de chaque côté des autoroutes marocaines. Des personnages qui se hâtent lentement, vers un marabout blanc ou une femme ocre, et qu’il peint, à plat sur sa terrasse, en faisant pleuvoir sa peinture, comme un terreau, un engrais», souligne G.A. Bousquet critique d’art. Abdelaziz Lkhattaf a participé à plusieurs exposition au Maroc, en Europe et au Moyen Orient.

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