«Rawafid», les MRE en festival

«Rawafid», les MRE en festival

Destiné initialement aux créateurs marocains de l’étranger, «Rawafid» ambitionne de devenir un rendez-vous de tous les artistes qui créent hors de leurs pays d’origine. Une tendance que confirme le plateau de cette 6ème édition, prévue du 1er au 5 juillet 2005 sur la place Mohammed V (située en face de la wilaya du Grand Casablanca) et au complexe culturel Sidi Belyout. Le privilège de l’ouverture de cette grand-messe revient cette année aux Maghrébins, sachant que l’édition 2004 de «Rawafid» a été inaugurée par l’auteur de la célèbre chanson «Africaaa», le Sénégalais Ismaël Lô. Pour cette édition, le bal sera ouvert par les artistes Cheba Fadéla (Algérie), Ouled Jouini (Tunisie) et Rabi Youmni (Maroc). Une soirée 100% maghrébine, où le chaâbi marocain, le raï algérien et le malouf tunisien seront au rendez-vous.
La 2ème soirée, prévue du 2 au 4 juillet, à partir de 17 heures, au complexe Sidi Belyout, sera consacrée au cinéma. Au programme, plusieurs créations : le film maroco-norvégien «Regard» de Nordine Lokhmari, le film maroco-hollandais «Shouf-shouf  habibi» d’Albert Terheert, sans oublier «Le blues des Cheïkhates» et «Ouarzazate movie» du réalisateur franco-marocain Ali Essafi. Après le cinéma, re-cap sur le chant et la musique. Sur ce registre, une soirée «spécial Afrique» se tiendra le 3 juillet devant la Fontaine  de la Place Mohammed V, avec sur scène le groupe «Bouhala» (percussions) et l’une des grandes personnalités des milieux d’art et du spectacle internationaux, le Guinéen Mory Conté, invité d’honneur de cette 6ème édition. La création maroco-hollandaise, qui ne sera pas en reste, sera tant attendue. L’un des fidèles habitués de «Rawafid», le groupe maroco-hollandais «Kasbah» spécialisé en chaâbi, partagera la scène avec Chahra zade (soul et blues), Raja El Mouhandiz (musique et chants soufis), Bad Ria connu pour sa maîtrise de la musique hip-hop et du R’NB, le groupe maroco-brésilien résidant aux Pays-Bas, Intersection, qui présentera un mélange de hip-hop et de musique amazighe, et pour les amateurs de danse, le DJ Pilot promet d’enflammer les pistes.
Organisé à Casablanca, le 6ème «Rawafid», pour sa 4ème soirée, mettra en vedette la mégalopole qui l’abrite, à travers un florilège de chansons composées spécialement pour cette ville.
Cette soirée sera animée par des groupes casablancais, dont «Mystik» constitué de cinq filles ayant remporté récemment le 2ème prix du Festival Boulevard des jeunes musiciens, et le chanteur et musicien Nouri. La soirée de clôture, elle, se déroulera totalement dans un esprit de fusion. Au programme, le chanteur belgo-kabyle Abdelli, et Jbara Fusion, groupe maroco-espagnol.
Créé en 2000 par le ministère de la Culture, «Rawafid» avait pour objectif de promouvoir d’abord la création des Marocains immigrés avant de s’élargir à la production d’immigrés originaires d’autres pays. Au-delà de cet objectif, il y a une idée à laquelle ce festival a permis de tordre le cou : Trop souvent, l’immigré est considéré de ce côté comme une «machine à apporter des sous». Avec «Rawafid», beaucoup se sont rendu compte que nos immigrés ont un autre atout, qui n’a d’ailleurs pas de prix, à apporter à leur pays d’origine : le talent et l’intelligence qu’ils sont appelés à mettre au service du développement du Maroc.

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