Tabaâmrant, une artiste engagée entre dans l’arène électorale

Tabaâmrant, une artiste engagée entre dans l’arène électorale

Longtemps adulée comme une icône de la musique amazighe, la chanteuse Fatima Tabaâmrant fait son entrée dans l’arène électorale en perspective du scrutin du 25 novembre avec la ferme conviction que «l’art engagé peut parfaitement faire bon ménage avec la politique au sens noble». «Ma décision est mûrement réfléchie», assure-t-elle d’emblée dans un entretien à la MAP. Elle est motivée par le désir d’apporter «ma pierre à l’édifice d’un Maroc nouveau» après les évolutions majeures contenues dans la nouvelle Constitution en faveur de la langue et la culture amazighes notamment. «En tant qu’artiste engagée, je ne pouvais rester indifférente aux évènements qu’a connus le Maroc cette année, à commencer par une constitution novatrice qui consacre l’Amazigh en tant que langue officielle», soutient celle qu’on surnomme la «Voix Amazighe» en hommage à une carrière de plus de 25 ans fécondes en mélodies et en paroles. Placée seconde sur la liste nationale du Rassemblement national des indépendants (RNI), cette native des Aït Baâmran, de son vrai nom Fatima Chahou, assure vouloir se consacrer, une fois au Parlement, à sa «passion de toujours: défendre la culture et la langue amazighes en tant que patrimoine commun à tous les Marocains sans exception». «J’espère pouvoir apporter ma contribution à la mise en œuvre de la constitutionnalisation de la langue amazighe, à sa généralisation dans l’enseignement, les média et à différents autres domaines de la vie publique», ajoute Tabaâmrante. Comme pour défendre son choix, elle avance que le RNI «qui avait défendu la constitutionnalisation de la langue amazighe, juge sa mise en œuvre tout aussi importante pour le développement du pays».  Respectée par ses fans comme une artiste dans la lignée des grands de la chanson amazighe comme Lhaj Belaïd, Mohamed Demsiri ou Raïs Ahmed Bizmawn, Rayssa Tabaâmrant n’entend nullement abandonner la scène artistique une fois sous la coupole.
«Je suis avant tout poétesse et musicienne. Et en tant qu’artiste engagée, je ne vois point de contradiction entre s’adonner à l’art et faire de la politique au sens noble», souligne-t-elle.  A l’image de Fatima Tabaâmrant, d’autres artistes marocains d’horizons différents se sont engagés dans la campagne électorale pour les législatives anticipées tant sur la liste nationale que mandataires de listes locales. Et comme pour elle, classement en haut de la liste nationale aidant, le chemin semble surtout, à priori, balisé  pour deux autres femmes de la région du Souss pour décrocher un siège au futur Parlement. Il s’agit d’une autre candidate du RNI, Amina Boudlal et de Zineb Kiouh du Parti de l’Istiqlal, toutes les deux originaires de la commune de Houara dans la province de Taroudant.

 Omar ACHY (MAP)

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