Tim Burton, comme on l’a aimé

«La planète des singes» est d’abord un roman de science-fiction, écrit par Pierre Boulle, auteur français à qui l’on doit également «Le pont de la rivière Kwaï». «La planète des singes» est ensuite un film de cinéma que Franklin F. Schaffner réalise en 1967, en s’inspirant du livre. Le succès est tel que 4 autres films ont été tournés: «Le secret de la planète des singes», «Les évadés de la planète des singes», «La conquête de la planète des singes» et enfin «La bataille de la planète des singes» en 1973. Enfin, Stan Hough adapte «La planète des singes» au petit écran avec cette série connue en deux formats (14 X 50 mn et 5 X 90 mn), avec notamment Roddy McDowall. En 2001, c’est Tim Burton qui s’y colle. Et parmi les films qui ont franchi les 100 millions de dollars de recette «La Planète des singes» a atteint 179,8 millions de dollars, un succès incontestable.
Dans ce film c’est le film hollywoodien piraté qui est mis en avant, le Burton qui dissimule ses trésors aux yeux du plus grand nombre et qui les offre aux plus sensibles. Et surtout, Burton a changé sans se perdre, et se laisser enfermer. Il a réussi, tout en finesse, à préserver l’essentiel. Certes, ce n’est pas «Edward», ce n’est pas «Ed Wood», la grande émotion qui change une vie n’est pas là. Et pourtant, il y a bien cette flamme, cette étincelle au milieu du chaos du divertissement pour tous.
Dans le désordre ? Le générique de début est à mourir sur place (comme toujours).
Des hommages à 2001, une romance drôle et touchante entre l’homme et la singe, une approche bestiale et impressionnante de ces singes, beaucoup d’humour, Tim Roth phénoménal, une émotion contenue, du spectacle… Et une fin excellente qui enthousiasme bien après la fin de la projection. On retrouve le Burton que l’on a aimé, et que l’on aimera toujours. Certes ce n’est pas un film «parfait».
Cela va toujours trop vite, il se passe des choses et parfois on s’en fiche un peu, on aimerait être plus touché, niveau «film épique». Mais voilà, avec ses imperfections, son rythme bizarre, son ambiance étrange, ses instants de malaise et ses images fulgurantes, «La Planète des Singes» est en fait l’essence même du génie de Tim Burton. Tout Burton est là. «La Planète des Singes» est un retour aux sources, un nouveau bras de fer entre Burton et Hollywood.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *