Un nouveau cadre vient de voir le jour à Marrakech : Quand les femmes se mettent à la création de salons littéraires

Un nouveau cadre vient de voir le jour à Marrakech : Quand les femmes se mettent à la création de salons littéraires

Les salons littéraires initiés par des femmes ont tendance à foisonner de par certaines villes marocaines. Cette fois-ci, c’est dans la cité ocre qu’un nouveau salon appelé «Marrakech, Pensée & Art» vient de voir le jour. Initié tout récemment par la conférencière et chercheuse en patrimoine matériel et immatériel Amal Mellakh, ce rassemblement se veut, selon ses dires, «de propager l’art et la culture».

Pour lancer cet événement, le choix de l’initiatrice, qui a comme devise «Sans culture, l’esprit s’use et perd son ressort», s’est porté sur Dar Chrifa, une maison relevant de l’époque des Saadiens. «Le choix de l’endroit a été aussi important», enchaîne-t-elle en allusion à la médina de la cité ocre, ses riads anciens, ainsi que son trésor culturel à préserver et valoriser. L’organisatrice explique également l’option pour cette cité : «Je suis une femme qui est née et a grandi à Marrakech». Mieux encore, elle partage des souvenirs en remontant le temps. «Depuis ma tendre enfance, j’étais éduquée dans une famille nourrie au patriotisme, à l’art et la culture», enchaîne-t-elle.
Lors de cette première rencontre organisée dans le cadre de ce salon littéraire, un débat a été consacré au livre «Labyrinthes» de Borges traduit en arabe par le docteur Mohamed Ait Laamim, invité de l’événement. Une traduction publiée par le Centre culturel arabe.

Pour rappel, Jorge Luis Borges, de son nom complet Jorge Francisco Isidoro Luis Borges Acevedo, est un écrivain argentin de prose et de poésie. Il est né le 24 août 1899 à Buenos Aires et mort à Genève le 14 juin 1986. Outre ce livre, Mme Mellakh pense déjà à la prochaine rencontre. «Ce sera plutôt un débat sur le sujet : Comment le protectorat a pu protéger le patrimoine bâti», précise-t-elle.

Selon ses dires, des rencontres régulières seront organisées afin de discuter et partager des sujets d’actualité, de philosophie, de littérature, de morale avancée, d’art et de musique entre autres. «C’est surtout le plaisir de la lecture publique et l’art de la conversation», exalte-t-elle.

A propos de la cadence des rencontres, l’organisatrice, également doctorante à Paris 8 en département de philosophie d’analyse et critique des mondes sociaux, juridiques et politiques, précise : «pour l’instant, ce sera une fois par mois comme c’est le début. Après quoi, il y a l’éventualité de faire une rencontre par quinzaine».

Son objectif ultime étant, selon ses dires, de faire de la lecture un acte «contagieux». «Malheureusement on sait que beaucoup de gens ne lisent pas ou s’intéressent peu à la littérature. Du coup le salon est venu pour briser cette rupture avec la culture», avance l’initiatrice qui n’est autre que la cousine de l’artiste-peintre Abdelhay Mellakh. Quant au caractère élitiste de son salon, elle dit qu’il ne l’est pas. «Je veux que cela soit accessible à tout le monde», invite-t-elle.

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