Une 7ème édition sous le signe de l’écologie des nomades

Une 7ème édition sous le signe de l’écologie des nomades

Pour découvrir et partager le mode de vie nomade et l’histoire musicale désertique et oasienne de M’hamid El Ghizlane, la 7ème édition du Festival international des nomades qui se tiendra du 12 au 15 mars est l’occasion propice. Initiée par l’association «Nomades du Monde» et soutenue par la province de Zagora et l’Agence de développement social, cette manifestation citoyenne, artistique et culturelle propose aux visiteurs de mieux connaître leur culture millénaire à travers diverses actions. Placée sous le thème «Le nomade et l’environnement un avenir commun», cette 7ème édition se veut un carrefour pour la réflexion et l’action dans le but d’ancrer la protection de l’environnement. «On a choisi ce thème parce que le mode de vie nomade respecte l’environnement. Les nomades utilisent des matières en harmonie avec l’environnement», a indiqué à ALM Noureddine Bougrab, directeur du Festival. Et d’ajouter : «Les nomades sont fiers d’eux, ce festival est désormais devenu un rendez-vous annuel gravé dans la mémoire des nomades du monde». Devenu un rendez-vous incontournable pour la promotion de la culture nomade et le développement garantissant l’authenticité de la vie nomade, cet événement joint une programmation artistique riche et une panoplie d’activités pour découvrir et partager le mode de vie nomade. Les arts dans toutes leurs formes donneront sa pleine dimension au festival : une projection des films sur la vie des nomades en plein désert, défilé de mode, expositions d’artisanat, de peintures, préparation de «mella» (pain des sables), sans oublier le sport avec le hockey nomade et la course de dromadaires. Figurent également au menu, le théâtre, la danse, mais surtout la musique qui imprègne l’âme nomade. Des artistes locaux, régionaux, nationaux et internationaux viendront se produire et partager leur univers musical. Parmi ces artistes participant, on cite : le Malien Salif Keita, l’Espagnol Kengurovinca et d’autres. Deux scènes accueilleront les artistes: une au nord à 2,5 km de M’hamid El Ghizlane, l’autre au sud et située au centre de M’hamid. Le festival propose des hébergements en bivouac, des excursions au désert à dos de dromadaire, ou en 4×4. D’autres activités mettront en lumière la diversité et la richesse de cette culture millénaire ainsi que le savoir-faire des nomades de M’hamid El Ghizlane et d’ailleurs. À l’affiche également d’autres activités qui visent à protéger l’environnement, notamment un programme de sensibilisation sur la protection de l’eau et plus particulièrement de l’eau potable, des ateliers, fabrication des toilettes sèches, une campagne de récolte des plastiques rejetés dans le désert par le vent. Notons aussi une exposition relative aux échantillons des déchets trouvés dans le désert et aux pollueurs du désert, afin de sensibiliser les acteurs de tourisme aux dangers encourus.

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