Abdelmalek Alaoui : «Travailler plus pour faire la pédagogie de l intelligence économique»

Abdelmalek Alaoui : «Travailler plus pour faire la pédagogie de l intelligence économique»

ALM : Quelle est l’idée qui a présidé à la réalisation de l’ouvrage «Le Maroc Stratégique»?

Abdelmalek Alaoui : Cet ouvrage se situe dans l’axe de production stratégique validé par le conseil d’administration de l’AMIE, qui a souhaité que l’on travaille à la fois sur les sujets prégnants, immédiats, mais également sur l’analyse des temps longs et du projet global du Maroc, dans lesquels s’inscrit cet ouvrage. Notre idée était donc de pouvoir élaborer un ouvrage de référence sur la trajectoire du Maroc, qui ne soit frappé d’aucun des «maux» habituels que l’on retrouve dans la production stratégique marocaine.

On sait que la plupart des travaux de prospective réalisés au Maroc sont soit trop élogieux, soit trop critiques. Avez-vous trouvé la juste mesure ?

J’espère bien que l’on ne puisse être jamais totalement objectif.
En tout cas, la pluralité des points de vue et de la provenance des intervenants garantit au moins un équilibre dans les prises de parole, ce qui constitue en soi un exercice d’équilibre.

L’intelligence économique demeure un concept flou au Maroc, voire même prêtant à des interprétations à connotations péjoratives. Qu’en est-il réellement ?

Nous avons travaillé d’arrache-pied à sa clarification, grâce notamment à la feuille de route pour une stratégie nationale d’intelligence économique, que nous avons publiée au début de l’été dernier, et qui a eu un écho très favorable. L’ambiguïté vient de l’usage du terme «Intelligence», qui peut parfois prêter à confusion et être confondu avec le renseignement. Il nous faut donc travailler encore plus pour faire la pédagogie de l’intelligence économique, et expliquer en quoi c’est une pratique non seulement  légale  mais incontournable pour notre pays.

Quels sont les projets d’avenir du Think Tank AMIE Center ?

Nous travaillons sur la mise en place d’un grand forum de business panafricain, qui viendrait créer un point de rencontre multilatéral. Je ne peux à ce stade rien dire sur la date ni le format, en attendant que nos organes le valident.

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