Baromètre de conjoncture: Les indicateurs macroéconomiques ternissent le bilan

Baromètre de conjoncture: Les indicateurs macroéconomiques ternissent le bilan

Les indicateurs du baromètre de conjoncture du 1 er trimestre 2016 n’ont pas été meilleurs que ceux de 2015. Ils affichent au contraire une évolution négative, en particulier sur les indicateurs macroéconomiques.

En tâtant le pouls de nombreux dirigeants et acteurs économiques, le baromètre a fait sortir un bilan mitigé.

La situation économique du Maroc par rapport aux 3 derniers mois est considérée globalement comme «bonne» par moins d’un dirigeant sur six, soit une régression de 8 points par rapport au dernier trimestre 2015. De même, la perception de la situation actuelle du pays demeure peu positive (14%) et marque une régression par rapport à la vague précédente. Pour ce qui est de la situation économique future du pays, les managers sondés sont moins nombreux que lors de la précédente vague à percevoir une amélioration (38% au lieu de 46%). La région nord garde la cote puisque la perception à l’égard de la situation économique y est dans l’ensemble relativement meilleure.
Les tendances précédemment relevées sont également observées en ce qui concerne la situation du secteur d’activité de l’entreprise. En effet, les dirigeants se montrent moins confiants vis-à- vis de la conjoncture actuelle et son évolution durant le dernier trimestre et encore moins optimistes en ce qui concerne son évolution future.

S’agissant de la situation économique de l’entreprise et le climat des affaires, seuls 18% des dirigeants la jugent globalement «bonne» et la même proportion perçoit une «amélioration» globale par rapport au dernier trimestre. Comparé à la précédente vague, ces taux enregistrent une progression. Le climat actuel des affaires est jugé par 22% des dirigeants positif. En revanche, à l’exception du transport et de la logistique et de la disponibilité de ressources humaines qualifiées, les différents indicateurs du climat des affaires évalués enregistrent des taux d’opinions négatives élevés (compris entre 33 et 55%), notamment la fiscalité, le système judiciaire, l’accès au financement, ou encore l’environnement réglementaire. Réagissant aux actions du gouvernement, les dirigeants font montre d’une perception moins positive que lors de la précédente vague. Les aspects qui enregistrent le recul le plus important ont trait à la confiance qu’inspirent les mesures et actions économiques en général (-21 points) et à la proposition de solutions adaptées à la situation économique (-13 points).
Néanmoins, ce que les dirigeants pointent le plus du doigt sont les délais de paiements considérés comme la première menace pour l’activité des entreprises au cours des 3 prochains mois.

Rappelons que l’étude qui a eu lieu du 29 février au 24 mars a été conduite auprès des dirigeants et managers de 624 entreprises marocaines de plus de 5 salariés toutes régions et tous secteurs d’activités confondus.

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