Cuir et maroquinerie : 31 millions de DH à l’export en 2001

Le ministre de l’économie sociale, des petites et moyennes entreprises et de l’artisanat, chargé des affaires générales du gouvernement, Ahmed Lahlimi a présidé, mercredi dernier à Marrakech, l’ouverture de la 2ème édition du salon national du cuir et de la maroquinerie. Ce salon, qui se poursuivra jusqu’au 2 juin prochain, comprend quelque 50 stands où sont exposés différents articles de cuir qui traduisent la richesse de l’artisanat marocain. M. Lahlimi a souligné que cette manifestation ambitionne notamment de promouvoir l’industrie du cuir et partant l’artisanat marocain qui, de par sa diversité, enrichit l’identité et la culture nationales.
Il faut dire que les exportations directes en articles de cuir traditionnel ont atteint une valeur de 31 millions de dirhams en 2001, soit 5% des exportations globales du secteur de l’artisanat.
Selon des statistiques du ministère de l’économie sociale, des PME et de l’artisanat, quelque 73 coopératives et associations professionnelles opèrent dans le secteur du cuir qui constitue un élément d’intégration économique et sociale en assurant l’emploi et le revenu à des milliers d’artisans.
Ce secteur occupe, également, une place non négligeable parmi les secteurs exportateurs de produits artisanaux et contribue activement à la promotion touristique dans plusieurs régions. conscient de l’importance à accorder au secteur du cuir et de la nécessité de protéger et de sauvegarder ce patrimoine, le ministère de tutelle a procédé à l’enregistrement de la babouche (cherbil et belgha) et de la « Chkara » à l’office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC).
La tradition du travail du cuir au Maroc repose essentiellement sur la maîtrise et la transmission des techniques du tannage des peaux d’ovins et de caprins et leur transformation en articles de maroquinerie. Elle a permis à ce secteur de connaître une évolution sensible en s’adaptant au goût et aux besoins des populations. cette évolution s’est traduite, en fait, par la modernisation du processus de production, l’amélioration de la qualité et la diversification des articles.

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