Dragage sans frontières

L’Afrique fait désormais partie du Central Dredging Association (CEDA). C’est donc pour célébrer la création de la section africaine de cette organisation que le choix s’est porté sur le Maroc pour abriter les journées internationales de dragage, entamées depuis hier mardi et prendront fin le 24 octobre. Une raison qui s’ajoute à la nature même du Maroc qui reste un pays maritime par excellence. Tenu pour la première fois en dehors du territoire européen, cet événement est organisée sous le thème « dragage sans frontières ». Ce qui en dit long sur la dimension internationale de cette opération.
Le dragage joue en effet un rôle primordial dans la conception, la construction et la maintenance des infrastructures portuaires qui subissent envasement et un ensablement qui pose d’un problème quant à leur fonctionnement. Les ports marocains ne font pas exception. Pays à vocation maritime, avec 3500 km des côtes, l’économie nationale respire par ses ports, où transitent 98 % de ses échanges commerciaux.
De la mer proviennent également d’immenses ressources halieutiques et un flux touristique considérable. Mais les 27 ports et 3 abris de pêche que compte le pays connaissent chaque année un ensablement et un envasement important.
Le volume moyen annuel est de 3 million m3 de sable et de 400.000 m3 de vase. Des journées organisées au Maroc et consacrées au débat en la matière tombent à point nommé donc. Elles réunissent des chercheurs et professionnels des milieux industriels, universitaires et gouvernementaux d’Europe, d’Afrique et d’ailleurs en vue de promouvoir un échange de connaissance et d’expérience en matière de dragage et dans les domaines associés.
Au Maroc, une enveloppe budgétaire d’environ 90 millions de DH est allouée à cette opération dont 20 millions de DH sont réservés au dragage des ports. Les projets sont fondés sur trois aspects essentiels : le premier est environnemental dans la mesure où il est lié au respect de l’écosystème, le deuxième est technique et lié à la définition optimale des besoins et le troisième est financier puisque lié aux démarches de rentabilisation de ces opérations. C’est pour débattre de tous ces aspects qu’une série de conférences et de réunions ont lieu.
Des visites techniques au port de Casablanca et au nouveau modèle hydraulique du port de Tanger sont aussi au programme. En marge de ces journées, une exposition associée est également organisée, au lieu du déroulement des sessions techniques, dans un grand hôtel de la capitale économique. Un événement que les professionnels des entreprises de dragage et les travaux maritimes ainsi que les autorités maritimes et portuaires du Maroc ne manqueront pas de suivre.

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