La croissance reprend son souffle

L’activité économique nationale traverse des hauts et des bas. Alors que la flèche de la croissance se dirigeait vers le bas en 2005, la situation semble reprendre du souffle cette année. D’après le rapport du Centre marocain de conjoncture (CMC) présenté, mardi à Casablanca, par son directeur Ahmed Laâboudi, le cycle des affaires s’est redressé au cours de cette année grâce à un PIB prometteur qui a enregistré une hausse de 7,1%. Le CMC rappelle que cette impulsion est largement due à une excellente campagne agricole, dont la valeur ajoutée affiche une progression de 26,7%. Les industries manufacturières, tout comme le secteur du transport, des télécommunications et des autres services marchands connaissent la même tendance dépassant un taux de croissance de 4%. Voici donc des indicateurs très favorables à un prolongement du développement économique du pays. Le CMC prévoit, donc, la consolidation et le renforcement de cette croissance en 2007. Le PIB devrait, selon les perspectives, afficher une augmentation de 3,5%, l’an prochain. Le CMC a tenu à préciser, tout de même, que malgré la faible amplitude, le rythme d’évolution reflète une grande dynamique conjoncturelle comparée à la performance enregistrée au cours de l’exercice actuel. Le CMC se montre persuadé du prolongement de la croissance en insistant sur les facteurs qui lui sont favorables. Parmi ces derniers, la confiance recouvrée des opérateurs économiques et des programmes de mise à niveau du secteur privé, entamés par le gouvernement.  Le maintien de bonnes perspectives de la croissance économique mondiale représente, aussi, un point positif pour les perspectives à venir. La croissance du PIB mondial devrait atteindre 4,7% et celle du commerce international 8%. Il est même attendu qu’il y ait un regain d’activité relatif au niveau de l’industrie (3,5%). Les activités du tertiaire devraient, quant à elles, connaître une évolution de l’ordre de 5%.
Le Maroc a donc toutes les chances de marquer des performances. Le CMC estime qu’en matière d’échanges extérieurs, les ventes à l’extérieur pourraient connaître un relèvement substantiel en valeurs nominales de 12,3%. Les importations devraient atteindre un taux d’accroissement de 11%. Par contre, l’inflation mesurée par l’indice du coût de la vie ne dépasserait pas 3%, alors que le taux de chômage national pourrait baisser d’un demi-point, l’année prochaine.

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