La gestion déléguée fait recette

La gestion déléguée fait recette

La dernière opération en date est la reprise de la gestion déléguée de l’eau et de l’électricité de la ville de Rabat par Veolia Environnement, officialisée fin octobre 2002. Une opération qui s’inscrit dans la lignée des contrats de gestion déléguée remportés à Casablanca et à Tanger et Tétouan par le groupe Veolia Environnement. De quoi illustrer d’une part l’excellence du savoir-faire français en la matière, et d’autre part, l’importance de la modernisation de l’exploitation et de la gestion de ces secteurs. Dénominateur commun : là où ces entreprises passent, on assiste d’abord à une hausse des prix de consommation d’eau et d’électricité. Et pour cause, contrairement aux ex-régies, qui s’occupaient également de la production de ces ressources, les sociétés françaises s’occupent uniquement de la commercialisation. L’aspect rentabilité est également pris en compte. Mais le plus important ne tarde pas à suivre. Parallèlement aux rendements qui se font meilleurs, les prestations et services connaissent de véritables révolutions. En la matière, le cas Lydec est des plus parlants. Au seul titre de l’année 2002, le concessionnaire a investi près de 685 millions de DH, dont 147 millions pour l’eau, 244 millions pour l’électricité et 201 millions pour l’assainissement liquide. Durant la période 1997-2002, 3,38 milliards de DH ont été investis, dont 1,93 milliard en fonds propres. En matière d’exploitation de l’électricité, la Lydec a concentré ses efforts sur l’amélioration de la distribution du courant électrique. La restructuration du réseau primaire a été bien entamée. Celle du poste source Dar Bouazza a été achevée. Sa mise en service est pour fin 2003. Ce qui permettra de pourvoir aux besoins en puissance de la préfecture d’Aïn Chock-Hay Hassani et sécuriser le poste source Oulad Haddou. Ainsi, les chutes de tension au niveau des zones d’Anfa et de Hay Hassani pourront être gérées. Grâce au renouvellement du réseau moyenne tension, les incidents techniques ont chuté de plus de 60% depuis 1997. La Lydec a également électrifié 31.000 baraques. En matière d’exploitation de l’eau, les deux points cruciaux concernent la qualité et la réduction des pertes. la Lydec a économisé 25 millions de mètres cubes, soit la consommation annuelle de la ville d’El Jadida (800.000 habitants). La Lydec s’est également attaquée à l’assainissement liquide. Les investissements ont été réalisés dans des secteurs névralgiques permettant d’étendre le réseau d’assainissement à de nouvelles zones urbaines. Plus, aucun rejet n’est déversé en mer. L’équilibre financier a été réalisé durant l’année 2002, le concessionnaire s’est fixé trois buts à 2007: réussir une relation de confiance avec le client à travers des services et des tarifs adaptés et des modes de paiement simples, professionnaliser l’équipe et anticiper la ville de demain. De son côté, Redal (Veolia Environnement) consacre un montant de 700 millions de DH pour cette année. La moitié de cette enveloppe est consacrée à l’assainissement. Redal a aussi mis en place une nouvelle approche basée sur le financement des conduites d’eau et d’électricité par le service client. Amendis qui en est à plus d’une année d’existence à Tanger et Tétouan a mis plusieurs dossiers urgents sur le tapis. L’année 2002 a été consacrée en premier lieu aux études et à la réorganisation des services. Pour 2003, le chantier le plus important reste la rénovation du poste source d’Aouama qui sera complètement réhabilité. L’investissement est de près de 13,8 millions de DH. En matière d’assainissement, divers travaux ont été entamés pour environ 40 millions DH. L’un des défis actuels d’Amendis est celui du rendement des réseaux. Si pour l’électricité, il fait de plus de 80%, pour l’eau, beaucoup reste à faire. L’objectif est d’atteindre un rendement de 85% pour le réseau d’eau. Les investissements sont de l’ordre de 270 millions de DH.

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