La Libye s’ouvre aux investisseurs

L’objectif du plan lancé par la Libye est de relancer l’économie et de diversifier les sources de revenus dans un pays qui tire l’essentiel de ses recettes du pétrole, ont expliqué à l’AFP des responsables économiques à tripoli. Son lancement fait suite, selon les mêmes sources, à des mesures d’ouverture de l’économie, fortement contrôlée par l’État, annoncées en janvier.
Les autorités avaient décidé le 24 janvier, après avoir dévalué le dinar, d’appliquer un taux de change unique et baissé les droits de douane avec comme double objectif d’attirer les investissements et de favoriser le commerce. Jusque-là, la Libye pratiquait un double taux de change, l’un pour les particuliers et l’autre pour les sociétés, ce qui compliquait les transactions dans la monnaie locale.
Le nouveau plan laisse à l’État la réalisation des gros travaux d’infrastructure et offre aux particuliers et au capital étranger la possibilité d’investir dans les secteurs à haute rentabilité comme le pétrole, l’industrie, le tourisme, et les services, selon les responsables économiques. Toutefois, le cadre et les garanties offertes aux capitaux libyens et étrangers n’ont pas été précisés par ces responsables qui estiment néanmoins que le capital privé non investi à l’intérieur même du pays pourrait être fortement attiré par ces nouvelles opportunités. Selon la même source, l’État va investir sur quatre ans 6 milliards de dollars dans le secteur pétrolier, 6 autres dans l’électricité et 8 milliards de dollars dans l’eau, le transport et la santé.
Les transports maritime et aérien seront les principaux secteurs ouverts au capital privé. Le plafond des investissements a été fixé à pas moins de 5,5 milliards de dollars. Dix-sept projets portant sur le développement des infrastructures portuaires seront ouverts au privé et dix autres dans le domaine du transport maritime. Dix autres consistent à acquérir et à exploiter 32 navires d’1,8 million de tonnes et à réaliser plusieurs projets annexes dans les domaines de l’entretien, du sauvetage maritime et de la lutte contre la pollution.
Dans le domaine du transport aérien, les capitaux privés auront la possibilité de participer au renouvellement de la flotte civile, à la construction de centres de maintenance et de terminaux de fret. Six autres projets de construction de terminaux pour les voyageurs et d’installation de sécurité seront également ouverts à la participation des investisseurs, selon les responsables économiques. l’ONU a suspendu en 1999 les sanctions imposées en 1992 à la Libye. La Libye était frappée par un embargo aérien et sur les ventes d’armes, sanctions renforcées en 1993 par un gel d’avoirs financiers à l’étranger et des restrictions sur l’achat de certains équipements pétroliers.

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