Mohamed El Moudene : «Il y a à l heure actuelle 237 projets en cours pour le développement des arrière-pays à Taroudant»

Mohamed El Moudene : «Il y a à l heure actuelle 237 projets en cours pour le développement des arrière-pays à Taroudant»

ALM : Que représente pour vous cette première édition du salon international de développement des arrière-pays (SIAPAT) dans la ville de Taroudant ?
Mohamed El Moudene : Bien qu’il en soit à sa première édition, ce salon promeut en général la promotion des arrière-pays. Ce genre de promotion est en phase de devenir universel. Dans chaque pays au monde les périphéries et les arrière-pays sont en passe de devenir des ressources plutôt que des charges pour les centres fortement urbanisés. Et la province de Taroudant tirera profit de cette première édition.

Quel était l’objectif derrière le lancement de la stratégie de développement «Vision 2030» de la province de Taroudant ?
L’idée était d’avoir une feuille de route avec un plan d’actions concret et réalisable, sachant que la vision s’échelonne jusqu’en 2030 pour avoir un plan complet. Une série d’actions urgentes a été programmée et lancée avant 2015 pour agir sur le désenclavement de tout l’arrière-pays de Taroudant. Cela est passé notamment par le développement des infrastructures.
Il est à noter que lorsque la stratégie et le plan d’actions ont été débattus dans la province de Taroudant, le constat de migration des populations de ses zones rurales vers les grandes villes est ressorti en  premier. Dès lors, la question était de chercher comment faire rester les populations dans les arrière-pays de la province de Taroudant.

Comment se passe concrètement la mise en œuvre de cette stratégie?
La mise en œuvre concrète et le suivi de la feuille de route sont assurés par la province de Taroudant. Il y a à l’heure actuelle 237 projets en cours pour le développement des arrière-pays à Taroudant. Un reliquat de 166 étant programmé jusqu’en 2030. Un premier bilan d’étape a été fait en 2012 concernant quatre objectifs de la feuille de route : le désenclavement, la création de pôles d’attractions économiques, la focalisation sur trois domaines des arrière-pays : promotion du triptyque produits de terroir, tourisme  solidaire et écologique, artisanat local-solidaire et le dernier point consiste à accroître la cohésion sociale, garantir l‘équité économique et poursuivre le programme de développement humain.

Quelle est la place des PME de terroir dans cette stratégie ?
Il est important de les valoriser, de les développer, d’en créer de plus en plus. Et cela passe par le biais d’organismes investisseurs et accompagnateurs comme les CRI, et les représentations de la CGEM en région…

Que peut offrir la région comme offre pour le tourisme rural ?
Les avantages à tirer du tourisme rural sont nombreux. Je citerais celui de s’initier à des produis exceptionnels, de profiter de la nature, de faire des découvertes inédites et je pense aux paysages sans pareil dans les arrière-pays.

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