Bonjour

Le verdict est tombé dans l’affaire Belliraj. Lourd, massif et sans discrimination. Peut-on dire, pour autant, que la justice a été rendue ? Peut-on dire, aussi, que la vérité a triomphé dans cet embrouillamini sans nom qu’est devenue cette affaire scabreuse ? Peut-on, finalement, jurer de nos grands dieux, qu’aucun innocent n’a été condamné à tort dans ce procès ? Vous voyez que le doute persiste. Et que notre conviction est vacillante. L’affaire Belliraj fonctionne depuis son commencement comme une histoire de poupées russes. Les affaires s’emboîtant les unes dans les autres mais sans suivre un vrai principe logique, esthétique ou argumentatif. Les poupées ne s’emboîtent pas parfaitement parce qu’elles n’ont pas la même taille et n’obéissent à de vrais critères de progressivité ni dans le temps, ni dans l’espace. Avant, après, aujourd’hui, hier, Maroc, Belgique, services, pas services, etc. La pelote est emmêlée. Il n’est pas sûr que le juge l’ait démêlée. La justice marocaine étant ce qu’elle est — en cette période de bilan on ne s’attardera pas ici sur cette question — il ne reste pour ces justiciables, jugés en gros, qu’à espérer que la juridiction d’appel tienne compte, au moins sur la forme, des aspects les plus irrecevables de ce procès. La présomption d’innocence, les droits de la défense, des PV sans fard ni fioritures, des aveux crédibles, etc. On peut espérer, on doit espérer, absolument, à l’avènement d’une justice qui ne se mouille jamais dans des règlements de comptes indignes ou des procédés honteux.

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