Éditorial

Le comité d’accueil de Mustapha Ould Salma Sidi Mouloud à Tindouf est apparemment prêt. Il a dû arrêter une position par rapport au problème sérieux qu’il leur pose. Car c’est un problème sérieux qui est posé. Mais aucune position ne peut être satisfaisante car le cas est atypique. Le vocabulaire traditionnel du Polisario, le large registre de ses stigmatisations, le lexique de ses dénonciations, rien ne peut marcher pour neutraliser le gêneur. Sauf le cas, qu’à Dieu ne plaise, d’une neutralisation physique. L’équation est simple : 1- Le gars a une légitimité tribale indiscutable. 2- C’est un produit du système polisarien. 3- Il exprime un point de vue unioniste. 4- Il ne s’est pas rendu au Maroc pour être qualifié de traître. 5-Malgré son désaccord avec la direction du Polisario, il entend défendre ses idées à Tindouf même. En fait, comme nous avons des séparatistes de l’intérieur, lui est un unioniste des camps de Tindouf. C’est cette réalité nouvelle qui va éprouver le Polisario et son dispositif d’accueil. Nous savons ce que ce genre de situation renferme comme difficultés.  Nous l’avons vécu avec Aminatou Haidar. Une Marocaine, née au Maroc,  enrôlée par la DRS algérienne pour la promotion du séparatisme à Laâyoune, au cœur de nos provinces du Sud. La difficulté provient alors du fait que dès que la réalité n’est plus binaire, elle devient complexe. Un pléonasme. Les réflexes politiques, idéologiques et sécuritaires se perdent. Une intelligence nouvelle du dossier est sollicitée, mais elle n’est jamais facile à constituer instantanément. Oseront-ils le tuer ?

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *