Éditorial

L’affaire des deux journalistes marocains retenus à Tindouf par les autorités algériennes devrait édifier les ONG internationales, toujours en première ligne pour dénoncer sévèrement les écarts marocains, sur ce qui se passe dans cette région bouclée en Algérie. Aucun moyen de travailler pour un journaliste s’il ne passe pas sous les fourches caudines de la propagande d’Etat de la DRS. Aucune possibilité de faire un travail intellectuel honnête en dehors de la vulgate séparatiste. Aucune enquête, aucun reportage, aucune observation, aucune expression libre. La chape de plomb est absolue. L’idée même de débat — discuter librement deux options pouvant engager l’avenir du Sahara — est en soi insupportable pour le pouvoir algérien. Le sort qui est fait actuellement au cadre du Polisario Mostafa Salma Ould Sidi Mouloud qui a juste exprimé une position en faveur du plan d’autonomie marocain est proprement scandaleux. Cet homme est menacé dans sa vie. Les services algériens se préparent à le liquider pour étouffer une voix qui porte un projet absolument dangereux et inimaginable pour eux, à savoir débattre librement et démocratiquement de l’avenir du Sahara. Que dit Aminatou Haidar, l’activiste sahraouie des droits de l’Homme ? Elle se tait, dans la honte, l’égérie des anti-Marocains qui vit pourtant au Maroc et qui jouit de la liberté d’aller et venir comme bon lui semble. Mostafa Salma Ould Sidi Mouloud n’est peut-être pour elle ni homme, ni sahraoui, ni rguibi…

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