Evoluer ou disparaître

Evoluer ou disparaître

Pour faire grève, il faut d’abord avoir un emploi. Cela peut sembler être une lapalissade authentique. Mais, elle pourrait aussi être porteuse de germes de renouveau pour nos syndicats. Au moment où les centrales semblent vouloir faire du projet de loi organique sur la grève leur principale bataille pour les mois et peut-être années à venir, leurs leaders n’ignorent certainement pas qu’aujourd’hui le plus gros défi auquel est confrontée notre économie et le pays en entier est d’abord et avant tout de créer suffisamment d’emplois pour résorber les quelque 200.000 à 250.000 jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail.

Ensuite, on pourrait penser à protéger ces emplois. Certes, le rôle historique et traditionnel d’un syndicat est de défendre les intérêts de ceux qui sont déjà actifs. Mais au rythme très faible auquel notre économie crée des emplois ces dernières années, les syndicats sont les premiers à être menacés. L’expression «partenaires sociaux» qui a progressivement remplacé l’appellation «syndicats » ces dernières années ne prendrait véritablement tout son sens que si les centrales, en plus de défendre les salariés, s’inscrivent dans une logique plus collaborative.

Un discours inlassablement revendicatif, menaçant, guerrier et uniformément culpabilisateur des autres n’est pas de nature à encourager les entreprises privées à investir et donc à créer plus d’emplois. La posture des syndicats finit donc par produire l’effet contraire en faisant fuir l’initiative privée. Pour survivre, les partis politiques ont entamé depuis longtemps leur renouveau s’inscrivant plus dans un rôle d’encadrement de la société que dans les luttes d’idéologies dévastatrices et aveugles. Les syndicats devront faire de même au risque de disparaître…

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