Année 2006 : attentes des uns et des autres

Hassan Chami, président de la CGEM : «Plus de visibilité»
« Je crois que nous avons déjà des prémices d’une meilleure année. Nous sommes en train d’avoir plus de visibilité sur différents secteurs. On aura une visibilité sur les nouvelles technologies de l’information à travers le plan «Emergence» et le «contrat-progrès» en janvier. J’espère que ce sera aussi une année de visibilité pour la pêche et l’agriculture. Je pense que si on arrive à généraliser la démarche du tourisme, il y aura un impact sur les autres secteurs.
Par ailleurs, le Maroc ferait des coopérations plus intimes entre l’Administration et l’économie. Plus on sera dans cette hypothèse, plus le taux de croissance se développera. Les entreprises attendent aussi avec impatience la réforme fiscale. C’est aussi l’année des corrections des dérives dans le code du travail. Globalement, je pense qu’on peut être optimiste. Si on arrive à réaliser tout cela, le Maroc se portera bien.»

Abdelali Benamour : « 2006, l’année des grands chantiers »
Je suis déconcerté par rapport aux perspectives du Maroc autant que j’enregistre une satisfaction pour un bon nombre de réalisations sur les plans politique, économique (travaux d’infrastructures), et social (sensibilisation), autant que je suis quelque part, disons, en émoi par rapport à ce qu’on pouvait faire et qu’on ne fait pas.
Pour moi, en 2006, il y a trois chantiers majeurs. Le premier concerne une démocratisation plus accélérée dans un esprit de modernité et le dépassement des intégrismes.
Le deuxième est un chantier économique. Il s’agit de tout mettre en œuvre pour reconquérir la confiance des investisseurs, notamment marocains dans le but de provoquer une forte croissance.
Le troisième chantier est celui du social qui est d’ailleurs intimement lié au dossier économique. Il s’agit de passer du stade de la sensibilisation au stade des réalisations majeures.
       
Mohamed El Gahs : «Un sursaut pour la nation»
« Il y a une certitude que les travaux de réformes initiés et impulsés par Sa Majesté le Roi vont se poursuivre et passer à l’étape supérieure et naturelle de leur évolution. C’est surtout un aspect de la transformation sociale opérée avec une maturité plus marquée par le pays sous la direction de Sa Majesté le Roi. En 2006, on en verra, de manière plus accentuée, les contours et le contenu.
Donc, le fruit d’un travail en profondeur qui a commencé depuis maintenant plusieurs années. Je souhaite que cette année soit celle d’un sursaut plus profond autour de l’idée de nation en ce sens qu’elle est le fondement de nos aspirations collectives.
Et surtout de ce que nous avons, chacun et ensemble, comme devoirs vis-à-vis de la patrie. Je souhaite aussi que le débat public se fasse avec plus de sérénité, de bon sens, sur des convictions, des valeurs, des propositions et non pas sur des querelles et des errements».

Mohamed Achaâri, ministre de la Culture : «2006 sera l’année de l’aboutissement des chantiers culturels»
2006 sera l’année de la consolidation des grandes tendances déjà entamées ces dernières années (animation culturelle des villes, évolution de la production nationale au niveau du livre, du théâtre, du cinéma, des arts plastiques, du design, etc). Ce sera également l’aboutissement d’infrastructures culturelles (musées, bibliothèques, maisons de culture, salles de théâtre).
Je peux dire, dès maintenant, que la réalisation d’infrastructures culturelles sera, en quantité et en qualité, l’une des plus importantes de l’histoire du Maroc moderne.
La présence du Maroc sur la scène internationale sera marquée par un certain nombre de journées culturelles organisées dans des pays d’Europe, d’Afrique et du monde arabe. L’«Année du Maroc en Espagne» sera l’une des manifestations culturelles les plus importantes en 2006.   

Mohammed Saâd El Alami : «L’année de la consolidation des réformes»
2006 sera l’année de la mise à niveau du champ politique national, après l’adoption par le Parlement du projet de loi sur les partis politiques. L’adoption de ce projet jouera un rôle qualitatif dans cette mise à niveau, d’autant plus que notre pays se prépare aux prochaines échéances électorales dont une partie sera lancée en 2006 par l’élection du tiers des membres de la Chambre des conseillers, alors que les élections législatives se dérouleront en 2007.
Bien sûr, cela contribuera à la création d’un nouveau climat politique, après l’élaboration du rapport de l’Instance Equité et Réconciliation qui, espérons-le, qui nous permettra de tourner définitivement la page des exactions du passé.
En outre, 2006 marquera le lancement de l’Initiative nationale par le développement Humain (INDH) annoncée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI le 17 mai 2005.
En somme, 2006 sera l’année de la consolidation des réformes.
 
Hammadi Hamiddouch, entraîneur : «2006, l’année du défi professionnel»
«2006 s’annonce difficile pour le sport national en général et le football en particulier. Nous avons une équipe nationale d’avenir, mais elle risque de rencontrer énormément de problèmes durant une année sportive marquée par l’organisation de deux grands événements footballistiques, la Coupe d’Afrique des nations en Egypte et la Coupe du monde en Allemagne. Ce dernier rendez-vous a malheureusement été raté, donc à nous de capitaliser sur notre prestation africaine. Ce qui est loin d’être une chose aisée.
L’arrivée d’un nouvel entraîneur peut tout changer, dans un sens comme dans l’autre. L’année 2006 est également celle de la mise à niveau du football national.
Un chantier qui tarde, d’ailleurs, à connaître un début de concrétisations. Au moment où le gouvernement a montré sa volonté de mettre la main à la poche en débloquant les fonds nécessaires, la résistance des gestionnaires des clubs risque de tout faire bloquer».

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