Autoroute Fès-Oujda : Un axe stratégique voit le jour

Fès-Oujda est le plus grand axe autoroutier jamais mis en chantier en une seule fois par la société nationale des autoroutes du Maroc (ADM). C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Equipement et du Transport, Karim Ghellab, lors d’une conférence de presse tenue, mardi 26 juillet, à Casablanca. En effet, inscrit dans le cadre de l’Initiative royale pour le développement de la région de l’Oriental, cet ouvrage autoroutier dont les travaux ont été lancés en janvier 2007 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI a été livré dans les délais et dans les standards de qualité applicables à ce type de projets. Ainsi, selon M. Ghellab, l’autoroute Fès-Oujda, ouverte à la circulation depuis lundi 25 juillet, représente un ouvrage capital à même de réinsuffler une nouvelle dynamique au processus de développement que connaît la région de l’Oriental. Et d’ajouter : «Cette autoroute sera ostensiblement bénéfique pour plusieurs secteurs, notamment l’industrie agroalimentaire à Berkane, le pôle technologique à Oujda, Marchika et la station Saïdia ainsi que les projets dans le domaine des énergies». Mettant l’accent sur l’impact économique et les multiples avantages de l’autoroute Fès-Oujda, longue de 320 km et ayant nécessité un budget de 10,8 milliards de dirhams, M. Ghellab a fait remarquer que ce projet extrêmement important rentre dans une grande complémentarité avec les autres projets de la région, aussi bien ceux qui concernent les transports. «Ce projet structurant vient en complément aux autres projets lancés dans la région, aussi bien ceux qui concernent les transports, entre autres, la rocade méditerranéenne, la double voie Nador-Oujda, la voie ferrée Taourirt-Nador et la double voie Taza-El Hoceima, que les autres projets d’investissement comme l’agropole de Berkane, la technopole d’Oujda, Marchika, la station de Saïdia et les projets énergétiques», a souligné le ministre. Et d’ajouter lors de son intervention que «l’autoroute Fès-Oujda, ultime maillon de l’ambitieux programme du premier schéma d’armature autoroutière, répond parfaitement aux normes internationales. Aussi, le programme prévoit d’autres réalisations, notamment le contournement de Rabat-Salé et l’autoroute reliant El Jadida-Safi». Ainsi, ce programme permettra au Maroc de disposer d’ici à 2015 d’un réseau autoroutier de 1.800 kilomètres. S’agissant du financement de l’axe autoroutier Fès-Oujda, 65,5% du financement du projet ont été assurés par des emprunts concessionnels qui ont fait intervenir le Fonds koweitien pour le développement économique arabe, le Fonds arabe pour le développement économique et social, la Banque européenne d’investissement, la Banque islamique de développement, le Fonds d’Abou Dhabi et le Fonds OPEC (OFID). Le reste du financement a été assuré en fonds propres avec une contribution du Fonds Hassan II pour le développement, sous forme de soucriptions et participation aux augmentations de capital d’ADM à hauteur de 2 milliards de dirhams. Grâce à ce réseau autoroutier, les déplacements de biens et personnes seront plus fluides. Les territoires desservis bénéficieront de conditions d’accessibilité et de mobilité sûres, fiables et confortables. De même, le rapprochement entre régions se fera facilement et le potentiel de croissance augmentera. Les sous-régions, décloisonnées par l’autoroute, seront mieux exploitées et le marché s’en trouvera dynamisé. Désormais, le voyage entre Rabat et Oujda se fera en toute tranquillité dans un temps ne dépassant pas les quatre heures et demie et ce, au lieu de sept heures auparavant.

Des équipements modernes pour Fès-Oujda
En jour annuel moyen, le trafic total de l’autoroute est estimé, toutes sections confondues, à près de 9.700 véhicules, dont 7.800 véhicules légers et les gains, en termes de temps, carburant, exploitation, entretien, pollution, effets de serre, confort et sécurité, permis par l’autoroute représentent à sa mise en service près de 875 millions de dirhams annuels, alors que la part captée par la Société nationale des ADM ne représente que 121 millions de dirhams par an, soit environ 14% des gains totaux. Les surplus des usagers de l’autoroute correspondent, après acquittement du péage, à 84% des gains totaux pour les véhicules légers, 68% pour les poids lourds «classe 1» et 75% pour les poids lourds «classe 2». Pour son exploitation, l’autoroute Fès-Oujda a bénéficié des équipements les plus modernes : réseau de télécommunication en fibre optique, système d’aide à l’exploitation, radio numérique Tetra et système de reconnaissance des plaques minéralogiques. La nouvelle autoroute se subdivise en 13 sections correspondant à autant d’échangeurs et comprend 29 gares de péage, cinq couples d’aires de service, deux parkings sécurisés pour poids lourds, 29 viaducs d’un linéaire de près de 7 km, 85 ponts entre passages supérieurs et passages inférieurs, 69 passages véhicules, 12 passerelles et 26 passages piétons et 462 ouvrages hydrauliques.

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