Benmoussa rappelle fermement aux adversaires de l’intégrité territoriale les lignes rouges à ne pas franchir dans les négociations de Manhasset

Benmoussa rappelle fermement aux adversaires de l’intégrité territoriale les lignes rouges à ne pas franchir dans les négociations de Manhasset

Rigueur et fermeté ont été les maîtres mots du discours prononcé à Manhasset par le chef de la délégation marocaine, Chakib Benmoussa. Prenant la parole, à la suite du discours inaugural prononcé mardi par le facilitateur de l’ONU, Peter van Walsum, le ministre de l’Intérieur a exprimé «notre refus catégorique de toute tentative visant à imposer la politique du fait accompli, ou à porter atteinte à l’intégrité territoriale du Royaume, ou à sa souveraineté qui ne sauraient souffrir d’aucun marchandage ou concession». D’emblée, le responsable marocain a défini les lignes rouges à ne pas franchir par les parties hostiles. «Le Maroc, a ajouté M. Benmoussa, n’acceptera –ni aujourd’hui ni demain-, un quelconque fait accompli», et moins encore les «solutions impossibles» que le Polisario, avec son mentor algérien, s’échinent, désespérément, à faire accréditer, soit le fameux « référendum d’autodétermination » jugé « inapplicable » par l’ONU elle-même. Le Royaume a affirmé ne pas craindre ce référendum, d’autant plus que ce dernier a été proposé à deux reprises par le Maroc en 1966 et en 1981. Mais ce référendum, dont se gargarise le Polisario aujourd’hui, n’a pas pu s’appliquer en raison, – comble du paradoxe -, «des obstacles mis par ce dernier quant au processus d’identification des Sahraouis en passe d’y participer», a précisé Mohamed Mael-Aïnine, ambassadeur du Royaume du Maroc en Jordanie (membre également de la délégation marocaine). «Le Maroc note, avec regret, que l’autre partie continue de camper sur sa position radicale et figée, et se cramponne à des thèses aussi inopérantes que stériles», a déploré M. Benmoussa. Pire encore, cette autre partie, qui n’en est pas à un paradoxe près, «continue à brandir l’option de la guerre, et à agiter la menace inacceptable du recours à la confrontation armée», a fait constater le chef de la délégation marocaine, relevant par la même occasion que ces menaces sont en contradiction avec la recherche d’une solution politique au conflit à travers les négociations engagées par les Nations unies. Pour ces négociations, «dont le mérite revient au Royaume du Maroc», Rabat a initié une approche moderne et par ailleurs démocratique dans l’élaboration d’un plan conforme aux standards internationaux en matière d’autonomie : l’Initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie au Sahara. «Soucieux de répondre à la nouvelle approche préconisée par l’ONU, le Maroc a engagé, avec sagesse et courage, une initiative fondamentale, audacieuse et décisive qui consiste à mettre au point une proposition innovante, créative et riche de promesses, en vue d’engager des négociations au sujet de l’autonomie dans la région du Sahara marocain, dans le respect de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale inaliénable», a souligné M. Benmoussa. L’offre marocaine d’autonomie, saluée par la communauté internationale, et plus spécialement par le Conseil de sécurité, «représente la formule idoine la plus efficiente pour que les tribus et les habitants du Sahara, où qu’ils se trouvent, puissent, de nouveau, exercer leur autodétermination», a ajouté le responsable marocain. La proposition d’autonomie constitue elle-même une forme d’autodétermination pour ces habitants, puisqu’elle garantit à ces derniers le droit de gérer leurs affaires eux-mêmes. Jugée «réaliste» et «réalisable», l’initiative d’autonomie offre l’unique et seule alternative pour une solution définitive du conflit.

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