Cadrage : On veut y croire

Au fur et à mesure que l’on se rapproche du jour des élections législatives, on se fait une idée plus précise des postures et de l’état d’esprit des parties prenantes dans cette échéance citoyenne sur laquelle tout le monde fonde beaucoup d’espoirs. Ceux-ci sont même parfois démesurés; à tel point que le désenchantement risque d’être grand parmi ceux qui considèrent que ce scrutin devra tout régler.
En attendant, même parmi les plus sceptiques des observateurs, nul ne peut nier l’énorme travail didactique et exemplaire que le ministère de l’Intérieur est en train d’accomplir afin d’assurer le déroulement de cette consultation dans les meilleures conditions possibles. Le cahier des charges de ce département est en train d’être rempli, que ce soit en termes de mobilisation d’un énorme potentiel humain, logistique et matériel, dans les services centraux comme dans les provinces et régions ou pour accompagner et gérer les différentes phases de ce rendez-vous. Ou encore dans le travail de communication pour informer via les médias l’ensemble des citoyens sur les mesures prises, sur les droits et devoirs de chacun, comme sur les diverses modalités du scrutin. Bien entendu, sur le terrain, la tentation de certains agents d’autorité, au rang plus ou moins élevé dans la hiérarchie, d’intervenir en faveur de tel ou tel candidat contre intéressement existe. Des cas ont été relevés, signalés et sanctionnés dans certaines villes et régions. Dans d’autres, les infractions au devoir de neutralité demeurent encore impunies. Mais il revient aussi aux divers acteurs, notamment ceux qui sont témoins de tels agissements, de faire parvenir l’information aux centres de décision idoines. La volonté du premier responsable du département de faire appliquer la loi aux auteurs de ces indélicatesses ne souffre aucune équivoque.
À ce propos, c’est tout l’esprit qui prévaut dans l’attitude du ministère de l’Intérieur, dans la posture d’une administration citoyenne qui encourage et favorise la transparence, l’égalité des chances des acteurs politiques, l’esprit d’équité et l’intermédiation positive entre les parties prenantes, la vulgarisation de la chose politique auprès du large public, qui informe sur la volonté des pouvoirs publics de faire en sorte que le scrutin du 27 septembre prochain ouvre une nouvelle ère sur la voie de la crédibilisation de l’action politique, condition incontournable pour asseoir des mécanismes et des moeurs démocratiques dans notre pays.
Cependant, il est très regrettable et décevant de constater que nombre de formations politiques, anciennes ou nouvellement créées, ne jouent pas réellement le jeu ou se rendent coupables d’actes et de comportements qui vont à l’encontre de cet effort d’assainissement et de clarification. En validant le recyclage de candidats migrateurs à la réputation sulfureuse, en hébergeant des personnages aux activités délictueuses notoires, en cautionnant des pratiques d’achat de voix électorales et de corruption, ou encore en vidant l’action politique et militante de tout contenu citoyen et de toute valeur de référence à l’intérêt patriotique et collectif, ces partis se rendent coupables d’outrages scandaleux à la démocratie et à l’avenir de la nation.

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