Comment fabrique-t-on un champion ?

Les athlètes de haut niveau ne courent pas les rues. Réussir à dépasser ses limites, à atteindre un objectif préalablement tracé n’est pas à la portée de tous les sportifs. Il n’y a qu’un seul Hicham El Guerrouj ainsi qu’un unique Haile Gebreselassie.
Des athlètes complets qui demeurent de parfaits modèles de self-made-men. Et ils sont en effet nombreux ceux qui sont arrivés aux plus hautes marches du sport mondial sans passer par des centres de formation, nombreux en Europe et aux Etats-Unis. Leurs aptitudes physiques et leur mental d’acier ont suffi. Battre un record du monde n’est donc pas à la portée de tout le monde. Remporter un titre mondial non plus.
Pour qu’un « spécimen » puisse atteindre un haut niveau de compétition, plusieurs conditions doivent se réunir. Le niveau sportif, physique et athlétique doit être bien évidemment excellent. Les futurs professionnels débutent leur activité dès leur plus jeune âge. Des milliers d’heures d’entraînement plus tard, ils peuvent monter sur les podiums des grandes compétitions internationales. Mais pas auparavant. C’est que le sport pratiqué à un tel niveau demande un total investissement. Le courage et la détermination font bien souvent la différence. Une très grande rigueur et un moral d’acier s’imposent. Concernant ce dernier point, l’athlète de haut niveau fait l’objet d’une préparation toute particulière. La psychologie du sport fait partie intégrante de la carrière de tout athlète.
Derrière les paillettes, le sport de haut niveau cache une face bien plus sombre. Pour en arriver là, le sportif doit faire des sacrifices : vie de famille, activités, sorties… D’autre part, beaucoup tentent leur chance mais très peu parviennent au sommet. Et même pour ceux-là, la partie n’est pas gagnée. Ils restent tributaires d’une blessure ou d’un accident qui stopperait leur carrière. La fin de carrière est d’ailleurs une étape difficile, le sportif doit préparer sa reconversion. Beaucoup se sont retrouvés entraîneurs, n’ayant pas le courage de rompre définitivement avec les pistes d’athlétisme. Au Maroc, c’est le cas notamment de l’ancien champion olympique du 10.000m à Séoul en 1988 qui a guidé Jaouad Gharib vers le titre de champion du monde du marathon lors des championnats du monde de Paris en août 2003.
Nombreux sont ceux qui ont choisi de siéger dans les instances sportives internationales, comme c’est le cas de Nawal El Moutawakkil, ex-championne olympique du 400m haies, devenue ministre de la Jeunesse et des Sports et membre du CIO et de l’exécutif de l’IAAF.

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