Conseil de la concurrence : Un oeil sur les pratiques commerciales

Le président du Conseil de la concurrence a donné, mercredi à Rabat, une conférence de presse au cours de laquelle il a présenté le rapport sur l’activité de l’instance au titre de l’année 2010. Au cours de son exposé, Abdelali Benamour a résumé les principales activités et avis de l’instance ainsi que la synthèse des travaux des deuxièmes Assises de la concurrence de Fès. Il a déclaré que l’année passée a été marquée par le renforcement institutionnel du Conseil sur le plan des ressources humaines et des moyens financiers. Le personnel se compose d’une vingtaine de cadres et les actions de formation et de perfectionnement aux techniques de contrôle et d’analyse se poursuivent, afin d’améliorer le rendu, a-t-il affirmé. Il a également déclaré que la construction du nouveau siège du Conseil devrait être lancée l’année prochaine. Il a affirmé que le Conseil attachait une grande importance aux activités de sensibilisation à la culture concurrentielle. Pour ce qui est des études, Abdelali Banamour a rappelé qu’elles ont été pour une partie conduites par les experts du Conseil et pour une autre partie déléguées à des officines. Car, a-t-il précisé, il est parfois moins coûteux de faire appel à des compétences externes. Il a ainsi donné l’exemple d’études programmées en 2010 telles que celles sur la téléphonie mobile, les médicaments, les huiles de table, les banques, les marchés publics, les grandes surfaces et le marché de gros de Casablanca. Le président du Conseil de la concurrence a laissé entendre que l’agence qui a été chargée de cette dernière étude pourrait ne pas mener sa mission à terme du fait de la rétention de l’information dont font montre les protagonistes. Il s’est demandé comment amener les sources d’information à coopérer avec le Conseil. Il a ainsi laissé entendre que l’«advocaty» ou plaidoyer qui est une véritable interpellation pouvant aller jusqu’à la dénonciation publique au moyen de la presse notamment, pourrait aider à lever cette hypothèque. Il a également affirmé que travailler au changement de la perception qu’a le privé de la mission du Conseil devrait rapprocher de cet objectif.
Le Conseil prépare également une étude sur les quinze produits dont les prix sont soutenus au moyen de la Caisse de compensation. En même temps que l’analyse du comportement de ces produits dont il n’est pas sûr qu’ils profitent à ceux à qui on les destine, a-t-il dit, d’autres travaux portent sur les indicateurs de la concurrence et sur l’effet des lois sur la concurrence. Selon Abdelali Benamour, les projets de l’instance portent également sur l’éventualité de la libéralisation d’un certain nombre d’activités et de secteurs. Il a laissé entendre que tel pourrait être le cas des transports ferroviaire et aérien, de l’accès à l’immobilier, de la communication audiovisuelle. Il n’a pas exclu les aides de l’Etat de ces études de concurrence. Il a en outre considéré qu’un autre pas important en direction de l’efficience du Conseil a été franchi quand sa mission a été étendue aux pratiques commerciales. On a ainsi ajouté le microéconomique au macro, a-t-il dit.

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