Création d’un commission nationale de coordination pour défendre les intérêts des affiliés au RCAR

La commission, qui a élu un secrétariat présidé par M. Hassan Nacer, de la commission de coordination nationale des syndicats des employés des chambres marocaines du commerce, d’industrie et des services et leur fédération, comprend 15 membres. Elle doit préparer un programme d’action en vue d’un "traitement démocratique" de la question des pensions de retraite dans le secteur public, qui sera présenté à l’approbation de la commission nationale.

Les interventions lors de l’assemblée constitutive reprochent au gouvernement d’avoir des rapports "discriminatoires" envers une partie des employés de l’Etat en adoptant une double approche dans la gestion des pensions  de retraite, à savoir une approche financière qui lèse le personnel des établissements publics, et une autre qui avantage énormément le personnel de la  fonction publique.

Selon une étude comparative préparée par la commission de coordination nationale des syndicats des employés des chambres marocaines du commerce, d’industrie et des services, un hors-cadre affilié au RCAR qui prétend au départ volontaire, après 25 ans de service, touchera une pension de 3200 dh contre 8300 dh servie par le CMR. En cas de retraite à 60 ans, sa pension ne dépassera pas 6000 dh, soit près de la moitié de celle offerte par la CMR.

Le document donne aussi l’exemple d’un ingénieur d’Etat qui, avec un salaire  net de 25.000 dh par mois, n’aura, en cas de départ volontaire, qu’une pension de 3200 dh et 6000 dh lorsqu’il aura atteint la limite d’âge, car le plafond du salaire pris en compte par le RCAR est d’environ 12.000 dh.

Les participants ont indiqué que cette situation, révélée à la faveur du programme des départs volontaires engagé par l’Etat au profit de la fonction publique, a provoqué un état d’hébétement chez le personnel des établissements publics, qui estime que sa contribution à la production nationale est ainsi dévalorisée.

Le personnel des établissements publics, soutiennent-ils, est d’autant plus surpris d’apprendre qu’avec un taux de cotisation de 18 pc appliqué par le  RCAR, il devra toucher une pension inférieure, de deux tiers à la moitié, à celle servie par la CMR où le taux de cotisation appliqué jusqu’à 2005 ne dépasse pas les 14 pc.

Les employés des établissements publics, ajoutent-ils, ressentent comme une "injustice" le fait d’être "contraints" d’adhérer à un régime qui les condamne à une fin de vie "misérable" et demandent notamment une mise à niveau du RCAR avec la CMR ou la possibilité du choix de transférer leurs avoirs à la CMR.

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