D’abord la légalité…

Vendredi soir, sur la première chaîne. Les info de 20 heures ont réservé une plage correcte pour couvrir la rencontre de la direction du PND avec la presse et les candidats aux législatives. Le lendemain, sur la même chaîne, Abderrahim Lahjouji présidant un meeting de Forces citoyennes à Sidi Kacem. «Il ne s’agit pas d’une campagne électorale avant l’heure», a tenu à dire le président de FC lors de son meeting. La télé n’a pas retransmis cette phrase, mais l’essentiel n’est pas là.
Une journée auparavant, à la grande salle de la municipalité de Kénitra, FC tenait un meeting présidé par Hassan Smili, auquel toute la ville était conviée. Il se trouve que tout meeting se transforme en campagne électorale avant terme.
On ne peut se dédouaner de cela en invoquant le fait qu’il s’agit uniquement d’une simple prise de contact ou de lancer que la rencontre est uniquement d’ordre organisationnel. C’est trop court comme argument. Cela s’apparente plutôt à des subterfuges, ni plus ni moins. Utiliser une salle publique pour ses meetings est-il aujourd’hui légal ou non?
Au fait, fallait-il interdire toute rencontre publique des partis politiques avec les citoyens ou tout simplement interdire les couvertures télé ? La question est à régler.
Une chose maintenant est sûre : avec les nouveaux dispositifs électoraux, des insuffisances sont à combler. Des manques à compenser et des réglages à faire. Les leçons ne sont pas des moindres et tout enseignement de cette campagne est à mettre à profit pour peaufiner davantage le système. Tout le monde trouvera ainsi son compte. Dans la transparence…

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