Dix-sept cadavres d’immigrants repêchés entre l’Afrique et les Canaries

Ce bateau avait recueilli d’abord cinq corps "hors des eaux territoriales espagnoles" et il a repêché les douze autres alors qu’il poursuivait ses recherches dans le secteur, a précisé à l’AFP un porte-parole de la préfecture régionale.

Les cinq premiers cadavres repêchés portaient des gilets de sauvetage et l’un d’entre eux était équipé d’un appareil d’orientation par satellite (GPS), a précisé une porte-parole du ministère espagnol du Travail et des Affaires sociales dont dépend le navire-hôpital.

Les dix-sept immigrants étaient d’origine subsaharienne, selon la même source.

Ils ont été localisés à 70 milles marins (130 km) de Ras Nouadhibou (Cap blanc), dans le nord de la Mauritanie, à la frontière avec le Sahara occidental, annexé depuis 1975 par le Maroc.

"Nous n’avons aucune idée" des circonstances du probable naufrage des immigrants, a affirmé la porte-parole du ministère du Travail.

Le navire-hôpital Esperanza del Mar, qui est normalement au service des pêcheurs espagnols, avait reçu mardi un appel d’un bâteau de pêche qui pensait avoir repéré des corps flottant dans l’eau. Le navire espagnol s’était alors déplacé dans la zone où les recherches se poursuivaient mercredi en début d’après-midi.

La nouvelle vague d’émigrants qui tentent de gagner en masse les Canaries à partir de la Mauritanie emploie un type d’embarcation spécialement adapté à ce voyage de plusieurs centaines de kilomètres, les "cayucos".

Deux embarcations de fortune à moteur sont arrivés mercredi aux Canaries, sur la côte sud de l’île de Tenerife, avec 123 immigrants à bord, dont six mineurs.

Avec ces nouvelles arrivées, le total d’émigrants clandestins interceptés par les forces de sécurité canariennes depuis janvier s’élevait mercredi à 3.031, contre 857 sur la même période en 2005, soit une hausse de plus de 200%, selon des données des autorités régionales.

Deux secrétaires d’Etat espagnols se rendront jeudi à Nouakchott pour aborder la question de l’immigration clandestine puis au port de Nouadhibou où se sont concentrés depuis deux mois des milliers d’Africains candidats à l’"Eldorado européen".

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