Habib El Malki se lance dans la course pour le leadership de l’USFP

Habib El Malki se lance dans la course pour le leadership de l’USFP

Ce sont désormais trois membres actuels du bureau politique de l’USFP à avoir annoncé, officiellement, leur candidature à la direction du parti. Après Abdelouahed Radi et Fathallah Oualalou, c’est au tour de Habib El Malki de briguer le poste tant convoité de Premier secrétaire de l’USFP. Dans un communiqué, dont copie est parvenue hier à ALM, le candidat El Malki a affirmé être «résolu à prendre la responsabilité nationale, politique et morale pour diriger l’Union socialiste des forces populaires». M. El Malki a proclamé sa candidature sur la base de ce qu’il a appelé «un nouveau contrat fondé sur l’unité et le renouveau». Il s’agit pour M. El Malki «d’un contrat politique et moral basé sur la légitimité démocratique de l’institution de premier secrétaire». Une légitimité portée désormais par un nouveau mode de scrutin, adopté de commun accord par les membres du Conseil national du parti. Il s’agit du scrutin de listes. Avec l’annonce de la candidature de Habib El Malki, après celle de MM. Radi et Oualalou, trois listes sont officiellement dans la course pour la direction de l’USFP. M. El Malki, qui s’est dit «avant tout un social-démocrate», a présenté dans son communiqué sa vision du poste de premier secrétaire. A remarquer, en passant, que M. El Malki évoque, dans son communiqué, le terme de «l’institution» du premier secrétaire de l’USFP, s’érigeant d’emblée contre «le parti-individus».  «Le premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires doit incarner ce choix référentiel (social-démocratie), porteur d’une dynamique identitaire ouverte par définition, ayant la capacité de se renouveler en dehors du diktat circonstanciel ou conjoncturel», explique M. El Melki. Au niveau de la réflexion et de l’action, «la conviction était et sera de placer l’homme marocain, le citoyen marocain, au centre de nos approches et de nos décisions», a clarifié le candidat, qui affirme que «nous avons besoin d’un changement profond, un changement qui requiert une mobilisation générale». Ce changement annoncé est passé d’abord par la révision de la manière dont sera élu le bureau politique. Est-ce que le bureau politique sera élu, directement, par les 1365 congressistes ? Ou est-ce que les congressistes vont, d’abord, élire les membres du Conseil national qui va élire, par la suite, le bureau politique ?  C’est la question sur laquelle se penche actuellement la commission préparatoire, appelée à trancher jeudi prochain, dernière ligne droite pour l’ouverture du congrès. A en croire des membres du Conseil national, cette dernière option (élection des membres du bureau politique par le Conseil national) est largement privilégiée. Auquel cas, l’action du bureau politique sera soumise, strictement et de manière permanente, au contrôle du Conseil national. C’est au Conseil national que reviendra le pouvoir de faire, ou de défaire, le bureau politique. Une autre tendance domine, par ailleurs, à l’USFP, celle de la possibilité de renforcer le pouvoir des secrétariats régionaux du parti. Une manière de faire participer, activement, ces secrétariats à la prise de décision au sein du parti, au lieu que le bureau politique garde à lui seul tous les attributs du pouvoir.

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