Indemnités pour un métier «risqué»

Le métier de policier est un travail à haut risque. A la suite des attentats sanglants du 16 mai qui ont endeuillé le Maroc, le gouvernement a adopté un décret visant l’attribution d’indemnités aux fonctionnaires de la police. Du gardien de la paix au préfet de la police, tous les fonctionnaires de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) percevront une indemnité de risque unifiée équivalant à 1.370 dirhams. Une mesure qui découle de la prise de conscience des conditions de travail de la police. Un métier qui requiert disponibilité, abnégation et endurance. Outre le volet «risque», l’augmentation porte également sur les indemnités de fonction et de charges. Le montant de ces indemnités varie selon les grades. A titre d’exemple, un commissaire de police percevra, en plus de son salaire de base, une indemnité de fonction 1.400 à 1.650 DH, plus une prime de charges équivalant à 2.250 DH. Un inspecteur de police principal percevrait entre 270 et 315 DH de prime de fonction et 555 DH de prime de charge. Pour un gardien de la paix, ces primes varieront de 150 à 194 DH l’ indemnité de fonction et 415 DH de prime de charges. A l’échelon supérieur, un sous-brigadier percevrait de 150 à 194 DH de prime de fonction et 470 DH de prime de charges. Les indemnités des préfets de police seront d’un autre ordre. La fourchette varie de 10.113 DH (préfet de 1er grade) à 15.547 DH pour un préfet de 4ème grade. A noter qu’actuellement, un chef d’arrondissement perçoit une indemnité de responsabilité mensuelle de 600 DH, alors que cette prime est de 4.200 DH pour les chefs de Sûreté régionaux. La prime pour la permanence est respectivement de 300 DH, 270 DH et 240 DH pour les commissaires, officiers et inspecteurs de police. En ce qui concerne les policiers en tenue, ceux-ci perçoivent une prime de 300 DH pour les heures supplémentaires. Dans le même temps, les autres indemnités, telles que celles liées au port d’arme de service (150 DH) ont été supprimées. On le voit, ces différentes mesures d’augmentation sont destinées à encourager des personnes qui se sont engagées à défendre la sérénité du citoyen. Les policiers attendent –et méritent – que leur situation sociale soit revue à la hausse, dans le sens d’une meilleure prise en considération, à la fois des risques qu’ils courent, mais aussi du coût de la vie.

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